Droits de la personnes: le RUTASM retire sa plainte

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Si le RUTASM a réalisé quelques gains en avril auprès de la Société de transport de Sherbrooke, le combat pour l'amélioration des services demeure, soutiennent la coordonnatrice du RUTASM, France Croteau, et le président du Regroupement, Raymond Duquette.

La Tribune, Charles Beaudoin

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(Sherbrooke) Le Regroupement des usagers du transport adapté du Sherbrooke métropolitain (RUTASM) a laissé tomber la plainte logée à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse en 2014 auprès de la Société de transport de Sherbrooke, mais ça ne signifie pas qu'il se dit satisfait du service, tout au contraire.

Après deux ans de tergiversations entre les deux parties, la STS a reconnu dans un succinct avis paru dans nos pages la semaine dernière avoir « modifié l'application de certaines règles d'utilisation du transport adapté tout en réorganisant ses services » à l'automne 2014 et que « certains usagers ont pu subir des inconvénients ». La STS s'est également engagée à publier sur son site internet les précisions quant à l'application des règles d'utilisation du transport adapté, en échange de quoi, le RUTASM devait abandonner sa plainte.

« C'était le minimum qu'on pouvait avoir. Ce sont seulement deux petits gains, note la coordonnatrice du RUTASM, France Croteau. On n'est pas pour autant d'accord avec ces changements apportés en 2014, qu'on juge limitatifs. »

Contraintes

Le RUTASM continue de déplorer notamment la règle obligeant les usagers à aviser la STS au plus tard 24 heures à l'avance lorsqu'ils ont besoin d'un transport et que les réservations faites le jour même sont limitées aux motifs médicaux et au décès d'un proche. De plus, ces transports ne sont pas garantis puisqu'ils dépendent de la disponibilité des ressources.

« Parfois, quand il y avait des appels pour des loisirs auparavant, comme un spectacle ou autres, la STS recherchait des façons de bien servir les usagers. Si tu apprends dans l'après-midi que tu as une réunion spéciale le lundi matin, tu ne peux pas compter sur le service, et si tu peux être transporté, l'heure d'arrivée ne peut être garantie. C'est un stress immense pour les travailleurs. Et des fois, on a des imprévus, comme tout le monde. Ces règlements-là limitent les possibilités de sortie des gens à cause d'une question budgétaire où on limite les finances et on va continuer de travailler pour que ça change! »

Mme Croteau indique également que le RUTASM met de la pression sur le ministère des Transports du Québec afin qu'il indexe sa contribution au budget de la STS, ce qu'il a cessé de faire depuis 2013.

« Les chauffeurs ont un salaire indexé eux. Qui pensez-vous absorbe l'indexation des salaires, des taxis, et des autres coûts? Ce sont les usagers. Et ce sont encore les plus vulnérables qui écopent. On voudrait au minimum que le MTQ indexe ses subventions. Le transport urbain, s'il y a un autobus de moins, les usagers vont se tourner vers l'autobus qui passe avant. Au transport adapté, ils n'ont pas le choix. Sinon ils doivent de tourner vers des alternatives coûteuses. »

Il n'a pas été possible de joindre le président de la STS, Bruno Vachon, hier.

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