30 citoyens apportent leur touche au budget

L'un des comités présents à la journée « Un... (Spectre média, Maxime Picard)

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L'un des comités présents à la journée « Un budget participatif pour Sherbrooke : J'y contribue! » s'affairait à dégager les thèmes de consultations prébudgétaires qui pourraient avoir lieu à Sherbrooke.

Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Une trentaine de personnes intéressées à augmenter l'emprise du citoyen sur les projets municipaux se sont rassemblées samedi dans le cadre de la rencontre « Un budget participatif pour Sherbrooke : J'y contribue! »

La rencontre devait permettre aux participants de mieux connaître le budget participatif et de développer des propositions adaptées à la Ville de Sherbrooke. Un budget participatif consiste à réserver une part des revenus d'une municipalité à la réalisation de projets priorisés directement par la population.

« On est très satisfaits de la journée et des gens qui ont été là, mentionne Karine Godbout, l'une des organisatrices. Les gens ont bien apprécié les conférenciers. Ça demeure un défi de mobiliser les gens sur de gros thèmes comme le budget municipal, mais c'est un bon pas en avant. On va continuer à encourager la participation citoyenne à Sherbrooke. »

Les organisateurs prendront les prochaines semaines à faire ressortir les principaux éléments débattus lors des discussions. Un document public sera ensuite déposé aux élus.

« Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud. Un budget participatif, c'est une démocratie plus directe. On ne vote plus juste une fois aux quatre ans, mais les citoyens ont une plus grande emprise sur la prise de décisions concernant certains dossiers. Ce n'est pas l'ensemble du budget qui est mis au ballotage, mais ça peut être certains espaces. Éventuellement, les citoyens comprennent mieux et peuvent discuter de ce qui se passe au conseil municipal, et éventuellement pouquoi ne pas en décider. C'est éducatif. »

L'exemple de Saint-Basile-le-Grand

Invité en tant que conférencier, Jean-Marie Beaupré, le directeur général de la municipalité de Saint-Basile-le-Grand, où un budget participatif a été réservé en 2013, souligne qu'un tel budget augmente grandement l'intérêt du citoyen.

« Ça a un impact, parce que les gens voient les résultats concrets de leur implication. Chez nous, les gens voulaient des traverses sécuritaires sur la route 116 et créer une place publique entre l'église et la mairie qui sont face à face pour en faire un lieu avec beaucoup d'activités culturelles; des spectacles, un marché de Noël, etc. Pour le premier projet nous sommes en discussion avec le Ministère du transport du Québec, et pour le deuxième, ç'a été fait. Les gens ont voté pour qu'on priorise ces deux dossiers et la municipalité s'est engagée à le faire. Avoir 500 personnes qui votent sur des projets, c'est toujours plus que nos six conseillers », explique M. Beaupré.

Selon Isabelle Gaudette, du Centre d'écologie urbaine de Montréal, six conditions demeurent néanmoins nécessaires au bon fonctionnement d'un tel budget.

« Il faut un engagement politique clair par des élus qui s'engagent à respecter le vote tenu dans le cadre d'un budget participatif, ça prend des ressources humaines et financières dégagées par la Ville pour soutenir le processus à l'interne, il faut des directives claires pour la population, assurer une reddition de compte tout au long du processus et après pour garder le suivi sur les projets et le respect de l'autonomie du processus pour bonifier et améliorer le processus d'une année à l'autre. »

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