«Bonis» en éducation: Lamarche crie au «mensonge»

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« Il n'y en a plus de bonis dans les commissions scolaires. Ça n'existe tout simplement plus. Dire le contraire, c'est un mensonge », soutient André Lamarche, directeur général de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke.

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Affirmer que les commissions scolaires continuent de verser des «bonis» à leurs employés, comme l'a fait le député de la Coalition Avenir Québec Jean-François Roberge à l'Assemblée nationale mercredi, relève du  «mensonge», affirme sans détour le directeur général de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, André Lamarche.

«Il n'y en a plus de bonis dans les commissions scolaires. Ça n'existe tout simplement plus. Dire le contraire, c'est un mensonge», s'est insurgé le directeur général de la CSRS lorsque invité à réagir aux affirmations du député de la Coalition Avenir Québec (CAQ) à l'effet que 72 commissions scolaires ont versé l'an dernier 77,5 M$ en «bonis» à quelque 58000 employés. Un chiffre qui a fait réagir dans un contexte de compressions budgétaires sans précédent affectant tout le réseau d'éducation.

Or, après avoir décortiqué les chiffres avancés par le député Roberge touchant spécifiquement la CSRS, M. Lamarche en arrive à la conclusion qu'il s'agit en fait de «primes» rattachées aux conventions collectives dans le cas des employés syndiqués ou encore à des décrets dans le cas des employés-cadres.

Selon M. Lamarche, la moitié des 487000 $ que le député Roberge appelle des «bonis» versés aux employés de la CSRS sont en fait des primes rattachées au salaire d'un enseignant qui accepte de recevoir un stagiaire dans sa classe. «Nous en avons pour environ 251000 $ et ce sont des primes déjà prévues aux conventions collectives. Et ce montant provient des universités auxquelles sont rattachés les stagiaires», précise M. Lamarche.

Parmi les autres primes prévues par conventions ou par décrets, M. Lamarche cite celles versées aux employés de soir ou de nuit ou encore aux préposés chargés du chauffage ou de la location de salles. Des primes, dites de promotion temporaire ou de protection salariale, sont également prévues lorsqu'un directeur est promu ou appelé à remplacer temporairement un collègue.

«On ne peut pas ne pas respecter les conventions collectives et les décrets des cadres», insiste M. Lamarche, qui trouve «attristant» qu'une telle nouvelle vienne encore une fois ternir l'image des employés des commissions scolaires.

«Nous avons un cadre pour 35 employés. Je mets au défi quiconque de me trouver un réseau public ou privé qui a un tel ratio d'encadrement. Nos frais de gestion sont de 5 %. Nous sommes performants. Je trouve ça attristant pour le personnel qui se dévoue corps et âme pour offrir des services dans des conditions extrêmement difficiles.»

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