Marie-Claude Bibeau: « Pas aussi vite qu'espéré »

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Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Même si, de son propre aveu, les dossiers prioritaires de la région n'avancent « pas aussi vite qu'espéré », Marie-Claude Bibeau se dit confiante de pouvoir respecter ses engagements à l'égard de l'aéroport, des producteurs agricoles, de la sécurité ferroviaire et de l'Observatoire du Mont-Mégantic.

Invitée à dresser un bilan de ses six premiers mois à Ottawa, la députée libérale de Compton-Stanstead reconnaît aujourd'hui que certains aspects des dossiers régionaux qu'elle avait placés au sommet de sa liste de priorités s'avèrent « plus complexes » et demandent plus de temps et d'attention qu'elle ne l'avait imaginé.

C'est le cas de l'aéroport de Sherbrooke qui attend toujours sa désignation de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) afin de pouvoir offrir des vols commerciaux.

« C'est un dossier qui ne va pas aussi vite que je l'espérais, mais je peux vous dire que ça bouge, assure-t-elle. Ce n'est pas seulement la question de la désignation qui est en cause, c'est aussi tout le processus de recouvrement de coûts, puisque c'est la fenêtre par laquelle on doit aborder le dossier. Ça demande un examen très serré et c'est là où en est le dossier actuellement. Je suis d'ailleurs en contact régulièrement avec le directeur de l'aéroport là-dessus afin qu'on puisse répondre aux questions de l'ACSTA. »

Exaspération des agriculteurs

L'exaspération des agriculteurs, notamment de la part des producteurs de lait, est un autre dossier chaud auquel Marie-Claude Bibeau aurait aimé trouver une solution plus rapidement. « Ça aussi, ce n'est pas un dossier facile, dit-elle. Ça touche à la fois à l'agriculture et au commerce international. On parle de l'importation des protéines de lait, mais aussi de l'accord de Partenariat transpacifique (PTP). Je suis en discussion continue avec le secrétaire parlementaire à l'Agriculture, M. Poissant, là-dessus, et même le premier ministre est aussi très au fait du dossier. Je sais que c'est un enjeu majeur dans mon comté, mais c'est un enjeu très complexe », ajoute Mme Bibeau.

En ce qui concerne l'Observatoire du Mont-Mégantic, la députée affirme être en mode de solutions afin d'assurer un financement récurrent à l'établissement scientifique rattaché à l'Université de Montréal.

Pour ce qui est de la sécurité ferroviaire, elle dit que ses démarches visent à examiner des solutions concrètes à la fois pour Lac-Mégantic ainsi que pour les résidants du secteur Deauville.

Enfin, Marie-Claude Bibeau dit également se pencher sur une éventuelle contribution du fédéral dans le projet de construction d'une salle de diffusion intermédiaire, au centre-ville de Sherbrooke.

«Une vie de fou... et intense»

Marie-Claude Bibeau l'admet d'emblée : sa vie a complètement changé depuis qu'elle a prêté serment comme ministre du Développement international et de la Francophonie, le 4 novembre dernier. De l'arrivée des premiers réfugiés syriens à son passage à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, en passant par le dîner d'État à la Maison-Blanche, Marie-Claude Bibeau a dû s'habituer à cette nouvelle vie à la vitesse grand V.

«C'est une vie extrêmement intense, dit-elle lorsque invitée à décrire le tourbillon dans lequel elle doit vivre depuis son entrée au cabinet. Les journées commencent très tôt, souvent dès 5 h le matin et se terminent vers 11 h le soir. Et c'est comme ça sept jour sur sept. Des fois, on va prendre une demi-journée de répit le samedi, mais ça repart très vite. Il faut vraiment aimer ça», ajoute-t-elle en riant.

Outre les nombreux voyages à l'étranger, ses nouvelles fonctions lui ont aussi permis de serrer la main de personnalités marquantes, telles que Bill Gates, Barack Obama ainsi que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.

Si le dîner de gala à la Maison-Blanche fut certes un moment marquant de ses six premiers mois en politique, ce n'est pas cet événement qui l'a le plus profondément marquée, dit-elle.

«Le moment le plus touchant pour moi, ç'a vraiment été mon passage aux Nations unies, à New York, précise-t-elle. D'arriver là-bas, d'ouvrir la porte et de me retrouver dans cette immense enceinte, ç'a été un moment d'émotion très intense. Et le fait de pouvoir rencontrer le secrétaire Ban Ki-moon a été aussi très émouvant.»

Pour ceux et celles qui s'inquiètent des conséquences qu'une vie aussi intense et exigeante peut représenter pour l'équilibre personnel, Marie-Claude Bibeau se fait rassurante.

«C'est vrai que c'est une vie de fou, quand on s'arrête à y penser. Mais j'aime beaucoup ça, répète-t-elle. Il faut dire aussi que j'ai la chance d'avoir un conjoint qui comprend ce qu'est la vie politique, souligne celle qui est la conjointe du maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny. Et le fait que mon fils a 17 ans, ça lui permet aussi de mieux saisir la réalité. Pour ceux qui ont de jeunes enfants, ça doit être très difficile, car la vie politique n'offre pas beaucoup de répit», concède-t-elle.

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