Rencontre imminente sur l'hébergement illégal

Marc Denault et Nicole Bergeron.... (Archives, La Tribune)

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Marc Denault et Nicole Bergeron.

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke attendait l'entrée en vigueur de la nouvelle loi encadrant l'hébergement touristique pour clarifier sa position sur l'utilisation du site Airbnb, qui fait en quelque sorte compétition aux gîtes et aux établissements hôteliers. Une rencontre de travail est déjà prévue entre des intervenants du milieu, des fonctionnaires de la Ville et des représentants de Destination Sherbrooke.

En mai 2015, le conseiller Marc Denault avait dénoncé le décalage entre les établissements hôteliers et les particuliers qui offraient leur appartement sur Airbnb. «Je n'ai eu aucun suivi à ma demande, remarque Marc Denault. Je douterais beaucoup que notre intention soit de réglementer la situation dans la refonte du règlement de zonage et de lotissement. On pourrait peut-être y faire référence aux usages, mais le sujet n'a pas été abordé au conseil ni au comité exécutif, à moins que ça m'ait échappé.»

Il y a un an, M. Denault s'était montré sensible à une intervention de l'exploitant du Marquis de Montcalm, qui déplorait les inégalités. «J'étais convaincu qu'il y aurait un suivi», avance le conseiller municipal, qui admet ne pas avoir relancé le sujet. «Je n'ai pas été wise dans ce dossier-là. J'ai mes torts aussi. Dans plusieurs secteurs d'activité, on demande à ce que les dossiers soient inscrits pour des suivis et celui-ci aurait dû être inscrit. Les gens ont été préoccupés par autre chose...»

La présidente du comité consultatif d'urbanisme, Nicole Bergeron, mentionne que le dossier a bel et bien été traité. «Le service de l'urbanisme était en attente du projet de loi du gouvernement du Québec. Entre-temps, du travail avait été fait avec Destination Sherbrooke, parce que ça concerne le tourisme. Ce qu'on réalise, c'est que le ministère doit délivrer le permis, mais il demandera à la Ville si la zone permet l'usage commercial. La difficulté, c'est de trouver la trace des contrevenants. Comment suivre à la trace ces gens s'ils ne s'affichent pas? Il faut s'assurer de travailler main dans la main avec le gouvernement. Ça veut dire qu'il nous faut des ressources, des inspecteurs. Autrement, on fonctionne sur les plaintes.»

Marc Denault n'en reste pas moins convaincu qu'il faudra statuer rapidement sur les changements qui bouleversent les milieux hôteliers et du transport. «C'est une réalité. De plus en plus de gens procèdent à des échanges pour des logements ou du transport. On devrait discuter de Airbnb, mais aussi d'Uber pour voir où on se situe là-dessus, sur une façon de les encadrer. Il faut respecter ceux qui suivent les règles et qui nous payent des taxes.»

Nicole Bergeron abonde dans le même sens, mais aimerait savoir comment les autres villes s'attaquent au phénomène. «Il faut trouver des façons de nous adapter aux nouvelles pratiques d'affaires. Il y a une zone grise, mais on sent qu'il y a une volonté avec la nouvelle loi. Je serais curieuse de voir si d'autres villes ont des résultats. On devrait peut-être unir nos réflexions. Si des mécanismes sont déjà utilisés et fonctionnent, on pourrait en profiter.»

Dans nos pages lundi, des exploitants de gîtes touristiques sommaient la Ville d'agir pour enrayer l'hébergement illégal. Ils songeaient entre autres à réclamer un remboursement des taxes commerciales versées au cours des cinq dernières années si rien ne change.

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