Un amas de matières grasses à l'origine du refoulement d'égout

L'accumulation au fil des mois de matière grasse... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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L'accumulation au fil des mois de matière grasse biologique - la graisse de bacon par exemple - a bouché une conduite de huit pouces de diamètre(200 millimètres) entraînant un refoulement dans les résidences touchées des rues Charny, Chénier et du boulevard Bertrand-Fabi.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) C'est un amas de matières grasses qui est à l'origine du refoulement d'égout sanitaire dans trois résidences des rues Charny, Chénier et du boulevard Bertrand-Fabi survenu dimanche à Sherbrooke.

L'accumulation au fil des mois de matière grasse biologique - la graisse de bacon par exemple - a bouché une conduite de huit pouces de diamètre (200 millimètres) entraînant un refoulement dans les résidences touchées. Le sous-sol de ces résidences a été inondé de deux à cinq pouces d'eau souillée.

«Nous avons rapidement dépêché des équipes sur le terrain. Un camion écureur a trouvé un amas de gras dans la conduite qui l'obstruait presque entièrement. Ces amas de gras proviennent habituellement de cuisine, mais dans le cas qui nous intéresse le restaurant le plus proche est situé à au moins un kilomètre plus haut», explique la directrice des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke, Caroline Gravel.

Des recherches et analyses sont effectuées pour trouver la source du problème.

«Des caméras seront passées dans la conduite pour faire des vérifications. Il est certain que si nous trouvons une entreprise fautive,

elle s'expose à des recours si elle n'a pas de trappe pour recueillir le gras», mentionne Mme Gravel.

Cet événement n'est pas une première.

«Ça arrive habituellement près des restaurants. Dans ce cas-ci, nous ne comprenons pas d'où ça peut provenir», indique la directrice des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

En février dernier lors d'importantes précipitations, une surcharge d'eau au poste de pompage du boulevard Bertrand-Fabi avait entraîné des refoulements dans une quinzaine de maisons de ce quartier.

L'eau s'était accumulée dans les sous-sols de 15 à 20 maisons des rues Charny, Chénier et du boulevard Bertrand-Fabi. Certaines résidences n'avaient reçu qu'un à deux pouces d'eau, alors que le niveau a atteint jusqu'à deux pieds à certains endroits.

«Aucun lien ne peut être fait. Ce n'est pas la même chose. C'est un hasard que ce soit arrivé au même endroit que le refoulement de février dernier», assure Caroline Gravel.

L'événement de la fin de semaine est survenu dans un point bas du réseau.

«Les seules précautions à prendre demeurent d'aviser les gens de ne pas jeter de gras dans les conduites. Il y a aussi les lingettes humides qui sont jetées dans les égouts et qui ne le devraient pas. Ce type de lingette a pris dans le gras pour créer l'amoncellement d'une masse au-dessus de huit pouces. Dans les résidences qui avaient des clapets fonctionnels, il n'y a pas eu de refoulement», constate Caroline Gravel.

Les citoyens touchés peuvent adresser leur demande de réclamation aux services juridiques de la Ville de Sherbrooke.

«Nos équipes sont allées sur place dans chacune des résidences pour faire un constat», mentionne Mme Gravel.

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