Inondés pour la deuxième fois en deux mois

Les refoulements d'égouts demeurent inexpliqués.... (Spectre média, Julien Chamberland)

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Les refoulements d'égouts demeurent inexpliqués.

Spectre média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Ce qui devait être la plus belle journée du printemps jusqu'à maintenant a rapidement été gâché, dimanche matin, pour des résidants du secteur Rock Forest qui ont été victimes de refoulements d'égouts pour la seconde fois en moins de deux mois.

Entre 7 h et 8 h dimanche, les propriétaires de trois maisons situées sur le boulevard Bertrand-Fabi ainsi que sur les rues Chénier et Charny, ont vu leur sous-sol être inondé de deux à cinq pouces d'eau souillée.

« C'est la huitième fois qu'on est inondé depuis 1978 et on n'est pas dans une zone inondable! déplore, découragée, Suzanne Audet. J'en ai mon truck. En 2008, on a tout fait refaire le sous-sol. J'ai le papier du plombier comme quoi tout a été refait en bonne et due forme. Et là, l'eau entre par le rejet de la laveuse!

On s'entend que ce sont des égouts, pas de l'eau claire... tout est encore à refaire. J'ai tout perdu. »

« Il n'y a pas une tempête ce matin. Il n'y a aucune raison que ça déborde. La Ville se permet d'augmenter la valeur de mon terrain de 22 000 $ cette année sans raison, mais elle ne fait rien pour que ça arrête de couler. C'est à n'y rien comprendre. Un moment donné, les assureurs ne voudront plus nous protéger », ajoute celle qui est toujours en attente d'être dédommagée par la municipalité pour l'incident du mois de février.

En février, une surcharge d'eau au poste de pompage du boulevard Bertrand-Fabi causée par d'importantes précipitations avait entraîné des refoulements dans une quinzaine de maisons du quartier.

L'eau s'était accumulée dans les sous-sols de quinze à vingt maisons des rues Charny, Chénier et du boulevard Bertrand-Fabi. Certaines résidences n'avaient reçu qu'un à deux pouces d'eau, alors que le niveau a atteint jusqu'à deux pieds à certains endroits.

La directrice des infrastructures urbaines et de l'environnement à la Ville de Sherbrooke, Caroline Gravel, accusait alors les puisards d'être bouchés par la neige, soulignant qu'« une telle situation en été n'aurait pas eu le même effet parce que l'eau serait allée dans les égouts pluviaux ». Elle avait également ajouté qu'il s'agit d'un « type de situation qui survient dans des conditions exceptionnelles ».

Il a été impossible de contacter la municipalité dimanche. Un employé de la Ville dépêché sur les lieux disait ne pas être en mesure d'expliquer pourquoi le puisard était bouché cette fois.

« Ce qui est frustrant, c'est que ça demeure inexpliqué, opine Louis-Philippe Beaucage, l'un des résidants touchés une seconde fois en deux mois. Est-ce que les structures de la ville répondent au besoin du développement récent dans le secteur? Les deux événements rapprochés prouvent qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. »

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