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Décès de Natalia Amaya: la solution passe par l'information, selon l'UdeS

S'il fallait tirer une leçon du décès tragique de la Colombienne Natalia... (Archives, La Tribune)

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) S'il fallait tirer une leçon du décès tragique de la Colombienne Natalia Vanessa Jiménez Amaya, en décembre dernier à Sherbrooke, c'est qu'on ne répétera jamais trop aux étudiants quelles sont les ressources mises à leur disposition et comment y accéder.

« C'est une tragédie qui a beaucoup secoué la communauté universitaire », admet d'entrée de jeu, quatre mois après le drame, la secrétaire générale et vice-rectrice aux relations internationales et à la vie étudiante de l'Université de Sherbrooke Jocelyne Faucher.

« Tout le monde a été catastrophé. Il y a eu un grand mouvement de sympathie et d'empathie sur le campus. Immédiatement on a questionné nos façons de faire et on a voulu savoir ce qui s'était passé. Et on a convenu que la grande responsable, c'est l'information. »

Inscrite à un programme d'échange à l'Université de Sherbrooke, où elle était venue étudier la langue française, Natalia Jiménez est décédée le 6 décembre à l'hôpital où ses amis l'avaient conduite d'urgence. La jeune femme de 21 ans aurait succombé des suites d'une infection pulmonaire après avoir visiblement tardé à consulter un médecin.

Quelques jours après le drame, ses amis avaient témoigné dans La Tribune de leur profond chagrin; sa grande amie et compatriote Lucia avait également organisé une collecte de fonds, appuyée par l'Association Colombie Estrie, pour aider la mère de Natalia à assumer les frais des funérailles de la jeune femme.

Or dans une lettre envoyée à La Tribune et reproduite dans la section Opinions de cette édition, Kevin McKenna remet en question l'accompagnement offert aux étudiants étrangers à l'Université de Sherbrooke.

« Le personnel de l'Université de Sherbrooke porte une grande attention à l'accueil des étudiants et plus particulièrement à l'accueil des étudiants internationaux, explique pour sa part Mme Faucher. Toutes les sessions, autant l'automne, l'hiver que l'été, il y a des séances d'informations spécifiques pour les étudiants étrangers, une sorte de mode d'emploi de la vie universitaire, de la vie à Sherbrooke et des services disponibles aux étudiants. (...) Cela va aussi loin que de leur expliquer les raisons pour lesquelles on peut consulter un professionnel de la santé au Québec parce qu'on est conscient qu'il y a aussi des facteurs culturels propres au fait de consulter quelqu'un », rappelle Mme Faucher.

« Mais il y a un constat à faire, continue Mme Faucher, c'est que lorsqu'on transmet de l'information au moment où on n'en a pas besoin, la rétention n'est pas la même. C'est un défi de transmettre l'information, de la répéter, de la poster, de la rendre facilement accessible. Il faut aussi insister davantage sur la ligne Info-Santé parce que c'est unique au Québec. »

Consciente de la réalité des étudiants aux agendas souvent bien remplis, la clinique médicale du campus a pour sa part entrepris un virage vers l'accès adapté, comme plusieurs cliniques de la province. Cela signifie que l'accès aux rendez-vous avec l'un ou l'autre des quatre médecins en poste sera modulé en fonction de l'urgence de la situation. « C'est un virage indépendant de la tragédie, précise toutefois Mme Faucher, puisqu'on est en réflexion pour implanter ce système depuis quelques années. »

Plus largement sur la vie à Sherbrooke et au Québec, la vice-rectrice à la vie étudiante fera valoir le concept de parrainage mis en place sur le campus pour les étudiants internationaux, l'implication des nombreuses associations étudiantes, de même que le travail de l'équipe de professionnels de l'agence des relations internationales qui vient faire le pont auprès de la clientèle qui vient d'ailleurs.

Redisant combien le décès de Natalia Jiménez est d'une tristesse sans nom en même temps qu'une situation «extrêmement rare», Mme Faucher conclut que l'Université met tout en oeuvre pour que ses étudiants, autant d'ici que d'ailleurs, aient accès facilement à toutes les informations sur les ressources disponibles. « Et on va le faire davantage, assure-t-elle. Encore et encore. Parce qu'une tragédie comme celle de Natalia, c'est une de trop. »

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