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Le sirop d'érable prévient la maladie de Lou Gehrig chez les vers, dit une étude

Le sirop d'érable protège les neurones et empêche le développement de la... (Archives La Presse)

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Stéphanie Marin

(Montréal) Le sirop d'érable protège les neurones et empêche le développement de la maladie de Lou Gehrig chez les vers, révèle une étude publiée mercredi. Cela pourrait maintenant ouvrir des pistes pour soigner les humains un jour.

L'étude a aussi comme particularité qu'elle est l'idée de deux étudiantes de 17 ans.

Catherine Aaron et Gabrielle Beaudry avaient cogné en 2014 à la porte d'Alex Parker, un chercheur en neurosciences au Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal. Elle se cherchaient alors un mentor pour un projet parascolaire.

Deux ans plus tard, leur projet de recherche fait l'objet d'une publication dans une revue scientifique, le Journal of Agricultural and Food Chemistry.

Leur étude s'est effectuée sur de petits vers modifiés génétiquement pour exprimer une protéine impliquée dans la maladie de Lou Gehrig, dont le nom scientifique est la sclérose latérale amyotrophique.

À l'âge de deux semaines, 50 pour cent de ces vers sont complètement paralysés. Mais seulement 17 pour cent des vers qui avaient reçu du sirop d'érable dans leur alimentation étaient paralysés.

Le chercheur Alex Parker en déduit que le sirop d'érable protège les neurones et empêche le développement de cette maladie neurodégénérative.

Le sirop d'érable contient non seulement du sucre, qui aide les neurones malades à combattre les protéines toxiques, mais est aussi riche en polyphénol, un puissant anti-oxydant, explique-t-il.

Mais M. Parker émet un avertissement: n'allez pas vous gaver de sirop d'érable en pensant vous protéger des maladies du système nerveux! Les humains qui ingéreraient une quantité de sirop d'érable comparable à celle qu'ont consommé les vers risqueraient de développer des maladies chroniques comme le diabète ou l'obésité. Les vers, eux, n'ont pas le temps d'être affectés, puisqu'ils ne vivent que trois semaines.

Les résultats de la recherche pourraient s'appliquer à d'autres maladies neurodégénératives, comme les maladies d'Alzheimer ou de Parkison.

Mais il est encore trop tôt pour mesurer les bénéfices réels du sirop d'érable pour les neurones des humains. D'autres recherches seront nécessaires pour les confirmer.

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