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Financement politique: Charest «suspect numéro un», selon Amir Khadir

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

L'ex-premier ministre Jean Charest est le «suspect numéro un» dans les allégations de malversations dans le financement politique du Parti libéral du Québec, a déclaré mardi le député Amir Khadir.

L'ex-premier ministre Jean Charest est le «suspect numéro un» dans les allégations de malversations dans le financement politique du Parti libéral du Québec, a déclaré mardi le député Amir Khadir.

M. Khadir a affirmé que M. Charest, qui a défendu l'intégrité de son gouvernement lundi, commandait «la machine» qui a commis des crimes.

«Le plus clair de cette période-là, c'est M. Jean Charest qui était à la commande de cette organisation, a-t-il dit. Alors, dire ça et le reste, ça veut dire que, s'il y a des pratiques frauduleuses, du trafic d'influence, des contrats gonflés, de la collusion, en définitive ça relève de celui qui avait les commandes de l'État.»

Selon le député de Québec solidaire, les gestes reprochés à l'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau, arrêtée le mois dernier par la police, relèvent également de la responsabilité de M. Charest.

«Je soupçonne qu'il a été à la commande de la machine qui a commis ces crimes, a-t-il dit. Je soupçonne que c'est lui qui décidait en dernier lieu que oui ou non on opérait comme ça. Je soupçonne donc que les choses qu'ont fait Mme Normandeau et qui ont conduit l'UPAC à l'accuser en matière criminelle relèvent aussi de la responsabilité de M. Charest.»

M. Khadir a exprimé le souhait que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) poursuive son travail, même si cela nécessite l'arrestation de M. Charest.

«C'est sûr que dans la tête des gens M. Charest est gravement accusé, c'est le premier suspect dans toutes ces affaires-là», a-t-il dit.

Alors que le premier ministre Philippe Couillard a pris ses distances la semaine dernière des pratiques de financement à l'époque de M. Charest, M. Khadir a rejeté cette dissociation.

Selon M. Khadir, M. Couillard nuit à sa crédibilité en tentant de nier qu'il était au courant de malversations dans le financement politique du PLQ.

«S'il est la personne intelligente qu'on sait, capable de discernement, capable de savoir ce qui se passe alentour de lui, il ne pouvait pas ne pas savoir», a-t-il dit.

Lors d'un point de presse où il a ainsi attaqué ses adversaires, M. Khadir a mis au défi M. Charest de le poursuivre en diffamation.

«Je mets au défi M. Charest, s'il pense le contraire, qu'il n'est pas suspect d'avoir collaboré, orchestré ce que ses ministres ont fait, qu'il me poursuive en justice», a-t-il dit.

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