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Bishop's est désavantagée par la structure de financement, dit son principal

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Selon le principal de l'Université Bishop's, Michael Goldbloom, l'actuel modèle de financement des universités favorise davantage les «universités de masse» plutôt que celles «de taille humaine» comme Bishop's qui compte 2300 étudiants à temps plein.

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
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(SHERBROOKE) Le principal de l'Université Bishop's, Michael Goldbloom, estime que l'actuel modèle de financement des universités favorise davantage les «universités de masse» plutôt que celles «de taille humaine» comme Bishop's qui compte 2300 étudiants à temps plein.

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Michael Goldbloom

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Sans en faire une critique du système, Michael Goldbloom estime néanmoins que, dans la structure actuelle du financement universitaire, l'existence même de Bishop's relève du «miracle».

«Le système de financement pour nos universités, c'est vrai au Québec et ailleurs au Canada, est basé sur le nombre d'étudiants. Vous recevez un certain montant par étudiant. Il y a donc un incitatif de voir grand, d'avoir plus d'étudiants, car plus vous avez d'étudiants et plus vous recevez d'argent», explique le principal de Bishop's.

«Deuxièmement, vous recevez plus (d'argent) pour un étudiant en maîtrise ou au doctorat qu'un étudiant au premier cycle. Et vous recevez davantage pour un étudiant inscrit en science plutôt qu'en histoire.» Bishop's offre uniquement des programmes de premier cycle en arts, en sciences naturelles et humaines, en administration et en éducation.

«Bien sûr, il y a des raisons derrière ça, reconnaît Michael Goldbloom. Ces raisons, ce sont les coûts que les gouvernements ont analysés et ils en ont fait des priorités. Malheureusement, ces priorités ne sont pas celles que nous, à Bishop's, avons décidé de nous donner».

Même si Bishop's offre des programmes de maîtrise, notamment en chimie, physique, informatique et administration des affaires, ceux-ci n'accueillent qu'une trentaine d'étudiants.

L'une des priorités que s'est donné Bishop's, et sur laquelle toute sa stratégie de mise en marché est axée, est celle d'être «une université de taille humaine», répète Michale Goldbloom.

«Le meilleur atout de Bishop's, c'est le contact direct qu'ont nos étudiants avec leur professeur, et ce, dès la première année. Nous ne sommes pas une université de masse. La réalité, c'est que pour une majorité d'étudiants au Canada, en première année universitaire, s'ils rencontrent leur professeur au mois d'avril, le professeur n'aura aucune idée de leur nom, parce qu'ils sont dans des classes de 100, 200, voire 400 et même 500 étudiants... La moyenne de nos classes est de 35 étudiants. Notre modèle est un modèle résidentiel. Nos étudiants vivent soit sur le campus ou tout près. Ils se connaissent parce qu'ils vivent ensemble. Ils connaissent leurs professeurs et les professeurs les connaissent. C'est notre modèle. Ce n'est pas une critique que je fais, c'est une observation. C'est ce que nous sommes depuis 173 ans. Ce que je dis, c'est que le modèle d'université que nous offrons aux étudiants n'est pas un modèle qui est encouragé par le système de financement actuel. Ce qui est encouragé, c'est d'avoir plus d'étudiants, plus d'étudiants de deuxième et troisième cycles et dans des créneaux particuliers.

Ce qui veut dire que, si vous fondez une université aujourd'hui, en 2016, la dernière chose que vous feriez serait de créer une petite université de premier cycle comme la nôtre... C'est la raison pour laquelle je décris souvent Bishop's comme The Miracle on the Massawippi (Le miracle de la Massawippi). Nous sommes très fiers de ce que nous sommes, de ce que nous faisons. Et les étudiants, année après année, le reconnaissent dans les palmarès. Cela prouve que nous utilisons les fonds publics que nous recevons d'une façon exceptionnellement responsable», estime Michael Goldbloom.

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