Vers une percée dans les soins intensifs

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Le docteur François Lamontagne est au nombre des chercheurs du groupe Ovation qui mène des travaux sur l'utilisation des vasopresseurs.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Une étude sur les vasopresseurs menée en partie au Centre de recherche du CHUS pourrait déboucher sur une utilisation optimale de ces médicaments, notamment auprès des personnes âgées.

C'est du moins ce que semblent vouloir indiquer les travaux préliminaires du groupe de recherche Ovation, menés auprès de 118 patients dans 11 hôpitaux nord-américains, et auxquels participe le docteur François Lamontagne, du CHUS.

Les vasopresseurs sont des médicaments utilisés surtout aux soins intensifs et qui servent à maintenir artificiellement la pression artérielle d'un patient lorsqu'il est en état de choc.

«Les vasopresseurs ont tous en commun d'augmenter la pression sanguine des patients en fouettant le système cardiovasculaire de différentes façons», explique Dr Lamontagne.

Comme pour tout traitement en médecine, le recours aux vasopresseurs comporte aussi sa part de risques. Les plus connus sont l'arythmie, l'ischémie ou encore l'angine au niveau du coeur, des intestins, des reins ou des membres.

Le travail de recherche du groupe Ovation vise à mieux connaitre le produit et ses effets sur différentes clientèles afin d'en faire un usage de plus en plus sécuritaire.

Les données préliminaires de cette étude laissent espérer que les professionnels de la santé puissent améliorer la survie et la qualité de vie à long terme des patients en ajustant mieux et de façon plus précises les doses de vasopresseurs.

«La découverte qu'on souhaite confirmer ou infirmer dans une prochaine étude, c'est que les patients âgés (75 ans et plus) semblent bénéficier d'une approche restrictive. Autrement dit, si on administre moins de vasopresseurs à ces patients, nos données préliminaires nous laissent espérer que cela peut peut-être les aider. Si c'est vrai, l'impact serait potentiellement majeur.»

Dr Lamontagne indique qu'avant cette étude peu de données scientifiques permettaient d'individualiser la façon d'administrer les vasopresseurs. «Nous ce qu'on pense, c'est que l'âge, la fragilité cardiovasculaire représentent des façons de distinguer les patients qui vont mieux évoluer si on leur donne un peu moins de vasopresseurs. En analysant les premiers résultats, on constate que certains patients semblent mieux évoluer si on limite un peu l'exposition aux vasopresseurs. Maintenant, parce que c'est une étude pilote, les résultats demandent à être confirmer avant qu'on puisse l'affirmer avec certitude, mais ce qui est emballant, c'est que ça semble positif.»

Lors d'une prochaine étape, les données d'une étude réalisée en France sur le même sujet seront associées aux données de l'étude Ovation afin d'approfondir les connaissances du milieu médical sur l'utilisation des vasopresseurs.

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