Les 13 mezzanines «n'auraient jamais dû être construites»

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La décision de la CSRS a provoqué le «cri du coeur» de l'enseignant à la retraite Yves Nadon, qui avait fait ériger la première mezzanine à l'école Notre-Dame-du-Rosaire.

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) La Régie du bâtiment est catégorique : les 13 mezzanines érigées dans des classes de la CSRS doivent être démantelées. Ces structures contreviennent au Code de construction du Québec, ajoute la Régie et aucun compromis ne peut être envisagé lorsqu'il est question de sécurité.

La Régie a réagi ainsi à la décision de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) d'ordonner le démantèlement des 13 mezzanines érigées au fil des ans dans sept de ses écoles, dont celles de Notre-Dame-du-Rosaire, là où le mouvement de construction a commencé il y a une dizaine d'années.

La décision de la CSRS avait d'ailleurs provoqué le «cri du coeur» de l'enseignant à la retraite Yves Nadon, qui avait fait ériger la première mezzanine à l'école Notre-Dame-du-Rosaire. M. Nadon faisait valoir les vertus pédagogiques et ludiques de ces installations, notamment envers la lecture.

Or, «ces structures-là n'auraient jamais dû être construites», affirme sans retenue le porte-parole de la Régie du bâtiment du Québec, Sylvain Lamothe, tout en précisant que la Régie du bâtiment n'avait jamais été consultée lorsqu'est venu le temps de construire ces mezzanines. «Ce sont les spécialistes de la Commission scolaire avec des architectes qui ont procédé. Donc, pour nous, la Commission scolaire a pris la bonne décision en ordonnant leur démantèlement.»

Le porte-parole de la Régie ajoute que les règles à l'égard de ce type de structure dans un édifice public ne datent pas d'hier : «Ce sont les mêmes règles qui existent depuis au moins 40 ans», dit-il.

Selon M. Lamothe, la notion de dégagement de 2,1 mètres entre le plafond de la classe et la mezzanine n'est pas le seul accroc à la règlementation. Plusieurs aspects sont en cause. «On parle ici de structures en bois qui ne répondent pas aux normes en matière de résistance au feu. Il y a aussi toute la notion d'espace, sans parler de l'accès à une structure qui doit se faire non pas à partir d'une échelle, mais d'un escalier...»

Interrogé à savoir si des compromis sont possibles face à ces mezzanines, le porte-parole de la Régie se montre tout aussi catégorique: «Lorsqu'il est question de sécurité, il n'y a pas de compromis possible», a tranché M. Lamothe.

Fortin accepte les conclusions

Le député de Sherbrooke et ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, s'est dit d'accord avec les conclusions de la Régie du bâtiment. Même s'il s'était montré «disposé à intervenir afin d'éviter la démolition», il soutient avoir toujours eu en tête la sécurité des élèves dans ce dossier.

«Lorsque j'ai pris connaissance de la démolition des mezzanines dans les médias, j'ai tout de suite interpellé ma collège Dominique Viens, ministre du Travail et responsable de la Régie du bâtiment pour savoir si on pouvait avoir une analyse de la Régie sur cette question, a expliqué M. Fortin. Ce que je souhaitais, c'est qu'à la lumière de cet avis, s'il y avait une marge de manoeuvre pour intervenir qu'on puisse intervenir. Mais à partir du moment où la sécurité est mise en cause, et étant moi-même père de trois enfants, il est évident qu'il n'y a pas de compromis possible.»

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