Une convention collective conclue deux ans après l'accréditation

Les employées du CPE Chez tante Juliette, regroupées au sein du Syndicat des... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Les employées du CPE Chez tante Juliette, regroupées au sein du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance de l'Estrie, ont fait preuve de patience.

« Ce fut une longue négociation, mais au final elle se conclut par un règlement à la hauteur des attentes des travailleuses », déclare Stéphanie Vachon, présidente du syndicat affilié à la CSN.

« Malgré la bonne volonté des parties d'en arriver à un règlement, la conciliation s'est avérée nécessaire pour conclure une entente. Les gains obtenus sont des plus intéressants.»

Ils se résument notamment par une augmentation salariale d'un pour cent avec rétroaction au 1er avril 2015, les congés de maladie monnayables à 100 pour cent, la reconnaissance du statut d'occasionnelle et de leurs heures travaillées au CPE de même que l'accès à un congé sans solde pour formation et perfectionnement, énumère un communiqué de presse.

Les 27 travailleuses se sont regroupées en syndicat afin d'obtenir une plus grande équité dans leurs conditions de travail. La convention collective conclue vient combler ce besoin, à la satisfaction des salariées du CPE, ajoute-t-on.

Le CPE Chez tante Juliette exploite deux installations, soit l'une à Stoke et la deuxième à Fleurimont. Celle de Stoke compte sept employées syndiquées.

Gains financiers

Du côté de la direction, on dit aussi avoir fait des gains financiers, notamment, avec cette entente. Lucie Gendron, directrice de l'établissement, souligne que le nombre de semaines de vacances passe de quatre à trois et que les congés fériés payés diminuent de 13 à 11.

Les syndiqués ont aussi refusé d'obtenir des pauses payées durant la journée de travail.

Tout cela parce que la négociation était basée sur une entente menée aussi aux plans national et régional pour les milieux de garde, ajoute la gestionnaire.

On a voulu examiner les 135 articles de la ronde de négociation afin de savoir si elles collaient à la réalité du CPE Chez tante Juliette.

«Nous avons ainsi créé un précédent», assure-t-elle.

«Nous de la direction, nous voulions voir article par article l'entente. C'est pour cela que ça a été assez long comme négociation.»

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