Contributions illégales : malaise pour plusieurs élus

Bruno Vachon et Hélène Dauphinais... (Archives, La Tribune)

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Bruno Vachon et Hélène Dauphinais

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(SHERBROOKE) Les élus municipaux n'ont pu cacher leur malaise devant les contributions illégales versées au Renouveau sherbrookois et aux deux candidats indépendants à la mairie de l'élection municipale de 2009. Certains s'inquiétaient des éclaboussures sur l'image des politiciens, alors que les autres doutaient que tous les mécanismes aient été mis en place pour prévenir la situation.

Hélène Dauphinais voulait entre autres savoir si l'interdiction d'offrir des contrats pour une période de trois ans à la firme qui se reconnaît coupable avait été respectée. La greffière Isabelle Sauvé a précisé que c'est un individu, et non une firme, qui a été reconnu coupable, et que la firme pour laquelle il travaillait ne figure pas sur la liste des entreprises non autorisées.

« Avant, ce genre de manoeuvres survenait dans la région de Montréal et de ses banlieues, mais nous savons maintenant que ce qui se faisait ailleurs se faisait à Sherbrooke. Je trouve qu'on ne traite pas la nouvelle avec l'importance qu'elle a. Dans la liste, on repère rapidement les dons de nos proches, alors ça diminue le nombre de vérifications à faire. Pour un parti né après la commission Gomery, est-ce qu'on ne devrait pas vérifier plus les contributions de 1000 $ non sollicitées? », s'interroge Mme Dauphinais.

Bruno Vachon n'a pas apprécié. « On ne peut pas prendre juste un bout de l'information qui fait notre affaire et s'en servir à notre avantage. Moi j'appelle ça faire de la petite politique. On vise le parti politique, mais si on prend les éléments de la façon dont ça s'est passé, elle devrait dire que le Renouveau a vécu la même situation que deux indépendants, mais qu'il a été le seul à réagir. Si on est honnête et qu'on dit les choses comme elles sont, le parti est une barrière et c'est bénéfique, parce que les deux autres n'étaient pas au courant et ils n'ont pas remboursé les sommes. Je comprends qu'elle a une game politique à jouer, mais dans les situations où on est, on a un rôle à jouer par rapport au cynisme des citoyens. C'est agressant de toujours avoir des sous-entendus. »

«J'ai été agent officiel et je peux vous assurer que nos processus de financement sont transparents.»


Vincent Boutin a prévenu que « ce n'est pas écrit dans le visage des donateurs pour qui ils travaillent. C'est facile de dire après coup qu'on aurait dû vérifier. J'ai été agent officiel de 2011 à 2013 et je peux vous assurer que nos processus de financement sont transparents. Quand une contribution semblait douteuse, nous n'encaissions pas le chèque. Personne ne peut douter de nos intérêts. »

Danielle Berthold et Pierre Tardif n'aiment pas l'image que la situation donne des politiciens. « J'ai décidé de faire de la politique honnête et transparente », dit Mme Berthold. Marc Denault croit que de diminuer le plafond des contributions serait un avantage pour réduire les risques de dons illégaux. Jean-François Rouleau a aussi exprimé un malaise.

Le maire Bernard Sévigny s'est dit convaincu qu'il n'y avait pas de vases communicants entre les contributions et l'attribution de contrats. Serge Paquin a précisé que le comité de sélection pour les contrats est composé de fonctionnaires et qu'ils font un travail indépendant du comité exécutif.

Le parti Sherbrooke Citoyen a déploré le manque de transparence du parti au pouvoir. Dans un communiqué, il mentionne qu'« il faut mettre un frein au jeu des retours d'ascenseurs. Qu'ils soient indépendants ou membres d'un parti, les candidats doivent garder un oeil sur tout ce qui se passe à l'intérieur de leur campagne électorale ».

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