Les aînés invités à faire valoir leurs droits en santé

Serge Arel, directeur général du CAAP de l'Estrie,... (Spectre Média, René Marquis)

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Serge Arel, directeur général du CAAP de l'Estrie, en compagnie de Micheline Roberge, présidente de la Table de concertation des aînés de l'Estrie, de Manon Fortin, directrice générale de la Fédération des CAAP et de Renelle Gagnon, vice-présidente de la FADOQ Estrie ont tenu à sensibiliser divers intervenants sur les droits des aînés dans les services de santé.

Spectre Média, René Marquis

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Ismael Toulouse
La Tribune

(SHERBROOKE) « Vous avez des droits en santé. Faites-les respecter », a martelé la Fédération des centres d'assistance et d'accompagnement aux plaintes (FCAAP) lors de sa campagne nationale de sensibilisation qui était de passage à Sherbrooke lundi.

Avec un appui financier de 170 529 $ sur trois ans de la part de la ministre responsable des Aînés, Francine Charbonneau, la FCAAP s'attaque à une problématique importante : le non-respect des droits des aînés dans le domaine de la santé.

« Le droit le plus escamoté, c'est le droit à l'information. Arrive par exemple une personne à l'urgence,on lui demande si elle a des assurances, on la met dans une chambre privée ou semi-privée. Désorientée par sa situation, la personne ne sait pas quoi répondre et après on lui donne une facture en disant : ''on vous a mis dans une chambre privée parce que vous nous aviez dit que vous aviez des assurances'' et finalement ce n'est pas le cas. C'est ça défendre ses droits », indique Serge Arel, directeur général du CAAP de l'Estrie.

L'an dernier, on recensait 40 000 plaintes à l'échelle de la province dans le réseau de la santé et des services sociaux. Quinze pour cent d'entre elles ont été appuyées par un Centre d'assistance et d'accompagnement aux plaintes qui a pour mission de soutenir les usagers dans leur processus de dénonciation en leur donnant de l'information et des conseils. Le CAAP de l'Estrie a épaulé près de 250 dossiers l'an dernier.

« En bout de piste, le grand objectif, c'est d'améliorer les services. J'aimerais ça que l'on disparaisse un jour parce qu'il n'y a plus de plaintes », ajoute à la blague Serge Arel.

Les intervenants sont d'avis que la peur des représailles constitue le plus gros obstacle dans le processus de dénonciation, une peur qui serait non fondée.

« Quand c'est leur milieu de vie, c'est certain que les gens ont plus peur des représailles, mais on leur dit de ne pas avoir peur. Le régime d'examen des plaintes ne vise pas à blâmer une personne, mais vise plus à corriger une situation en apportant une formation au préposé pour qu'il soit en mesure d'agir avec plus de précautions par exemple ou bien de donner un rappel par rapport au protocole à quelqu'un », explique Manon Fortin, directrice générale de la Fédération des CAAP.

« Dans la loi, c'est clairement spécifié que les gens n'ont pas le droit de subir des représailles. Mais je vous dirais que la crainte est là, plus qu'il n'y a eu de représailles. Dans la vraie vie, des représailles on n'en connaît pas ou très peu. J'ai rarement eu des cas en 16 ans », conclut M. Arel.

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