«Le Canada ne fonctionne pas»

Les députés du Parti québécois Nicolas Marceau et... (Spectre Média, Frédéric Côté)

Agrandir

Les députés du Parti québécois Nicolas Marceau et Alain Therrien, participent à une tournée des universités pour dépeindre avec les étudiants le tableau du Québec au plan économique advenant sa séparation.

Spectre Média, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Ismael Toulouse
La Tribune

(SHERBROOKE) Les députés du Parti québécois Nicolas Marceau et Alain Therrien étaient de passage à l'Université de Sherbrooke vendredi après-midi pour donner une conférence sur le portrait économique d'un Québec hypothétiquement souverain.

Les deux députés participent à une tournée des universités pour dépeindre avec les étudiants le tableau du Québec au plan économique advenant sa séparation. Les deux hommes sont d'avis que le sujet est de plus en plus d'actualité.

« Le budget fédéral a permis d'illustrer qu'il y a deux planètes, il y a la planète fédérale et il y a la planète québécoise. La politique économique canadienne n'a pas été favorable au Québec et c'est quelque chose qui date même depuis les débuts de la Constitution », explique Nicolas Marceau, député dans Rousseau et ancien ministre des Finances.

« L'histoire est une grande radoteuse, quand tu ne fais pas de gestes concrets pour éliminer les problèmes qui sont récurrents, tu es condamné à les revivre. Le Canada est un pays qui ne fonctionne pas. Le Canada est un pays fondamentalement axé sur le développement du pouvoir pétrolier de l'Ouest », ajoute Alain Therrien, député de Sanguinet.

Au fédéral, le Québec ne représente que 23 % de la population ce qui, selon les députés, force la province à dépenser selon la volonté canadienne.

« Je peux vous donner des exemples de choses qu'on ne ferait pas. On ne ferait pas construire des bateaux à Halifax, on ne subventionnerait pas le pétrole de l'Ouest, on ne ferait pas construire un pipeline. On serait capable d'appuyer Bombardier, on serait capable de protéger nos sièges sociaux », indique Nicolas Marceau.

Entre 2001 et 2011, le nombre de sièges sociaux a chuté au Québec, de 862 à 573. La récente vente de l'entreprise St-Hubert à une entreprise ontarienne ne fait que tourner le couteau dans la plaie.

« Le gouvernement à Québec, littéralement, a mis une belle affiche à vendre sur notre terrain et a dit aux capitalistes de l'extérieur du Québec si vous voulez faire des affaires en or, venez au Québec. On a vu le Cirque du Soleil s'en aller, on a vu Rona s'en aller... Si le Québec était souverain, on serait en mesure du mieux protéger nos sièges sociaux. Je vous donne un exemple, il y a une loi fédérale qui s'appelle la loi sur les investissements étrangers, et une loi équivalente existe dans tous les pays du monde. Elle fait en sorte qu'on peut bloquer par simple décision gouvernementale une transaction si on estime que l'entreprise est stratégique pour l'économie », mentionne M. Marceau.

Le Québec n'a pas un tel pouvoir. M. Marceau ne peut pas garantir qu'elle aurait été appliquée dans la transaction de St-Hubert, mais certainement dans celui de Alcan qui est passé aux mains de Rio Tinto.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer