Allégations d'Enquête: Hamad dit n'avoir rien fait de mal

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La Presse Canadienne
Montréal

Le président du Conseil du trésor, Sam Hamad, rejette les allégations selon lesquelles il aurait fait avancer des dossiers ayant servi aux intérêts de l'ex-ministre Marc-Yvan Côté.

L'émission Enquête dit avoir obtenu une série de courriels entre des hauts dirigeants de l'entreprise Premier Tech, parlant de l'«aide» offerte par leur «ami Sam». L'un de ces hauts dirigeants est l'ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté, alors vice-président du conseil d'administration de Premier Tech. Aucun des courriels cités n'a été écrit par M. Hamad.

En entrevue avec l'animateur Paul Arcand à la station 98,5 FM, M. Hamad s'est défendu, affirmant n'avoir fait que «le suivi d'un dossier», ajoutant au passage ne jamais avoir accordé d'accès privilégié à M. Côté, arrêté le 17 mars dernier dans le cadre d'une rafle de l'Unité permanente anticorruption.

Au début de 2010, les dirigeants de Premier Tech souhaitaient une bonification d'une aide offerte par Québec en vue de l'achat d'un concurrent.

Selon les courriels obtenus par Radio-Canada, Marc-Yvan Côté informe d'autres hauts dirigeants de l'entreprise du Bas-Saint-Laurent de démarches qui auraient été entreprises par M. Hamad.

Il est question de deux appels qui auraient été faits par M. Hamad à son prédécesseur au ministère du Développement économique, Clément Gignac, et au président d'Investissement Québec, Jacques Daoust.

«Je ne suis jamais intervenu pour changer une décision d'Investissement Québec, a dit M. Hamad. Je n'ai jamais, jamais, parlé des séances du Conseil du trésor ni des séances du conseil des ministres.».

Questionné, l'actuel président du Conseil du trésor a dit ignorer que M. Côté n'était pas inscrit au Registre des lobbyistes à l'époque.

M. Hamad a affirmé qu'il n'avait pas l'intention de se retirer du conseil des ministres, ajoutant être prêt à collaborer s'il devait y avoir une enquête. M. Hamad estime toujours avoir la confiance du premier ministre Philippe Couillard, et ce, même s'il n'a pas discuté du sujet avec ce dernier.

«Je n'ai pas de signal contraire», a-t-il répondu à une question sur la confiance de M. Couillard.

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