Une salle à la mémoire de Jean-Guy Moreau

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Afin de rendre hommage à Jean-Guy Moreau et de perpétuer sa mémoire, le Théâtre Parminou a donné le nom de l'humoriste à la grande salle qui sert pour une majorité des représentations.

L'idée provient de Michel Bernier, un partenaire du Parminou depuis ses débuts. Il l'a d'ailleurs dirigé pendant une vingtaine d'années. Afin de faire les choses dans les règles, il a remis 25000 $ à l'organisme pour honorer la mémoire de son ami.

«Lorsque Jean-Guy est décédé, j'ai attendu de voir ce que le monde de l'humour allait faire et, honnêtement, je n'ai pas vu grand-chose. C'était pourtant un homme doté d'un immense talent, exprime le mécène. L'argent, c'est secondaire. Il va rester vivant ici et c'est ça qui compte.»

Présents lors de la cérémonie d'inauguration, les enfants de l'imitateur, Véronique, Sophie et Antoine Moreau, étaient visiblement émus de l'hommage rendu à leur père disparu en 2012. Pour eux, il n'y a pas de meilleur endroit que le Parminou pour cet hommage.

«Ça lui ressemble tellement. C'était un homme de création et un homme sociable. Il adorait le théâtre. Donc, un théâtre d'intervention sociale, ça le représente bien», estime Sophie, racontant que c'est à Victoriaville qu'on lui a rendu hommage pour la première fois.

Un grand frère artistique

De nature volubile, Pierre Verville n'a pas été en mesure de terminer son discours en l'honneur de celui qui était considéré comme son grand frère artistique. Il a fait plusieurs pauses avant de tout simplement laisser tomber, encore vivement ému par la disparition de son ami.

L'humoriste victoriavillois s'est rappelé sa première rencontre avec Jean-Guy Moreau, alors qu'il entamait sa carrière d'imitateur au Cinéma Laurier. C'était en 1977, il n'avait que 14 ans.

«Jean-Guy était en tournée pour son spectacle Mon cher René. C'est encore le meilleur show d'imitateur de l'histoire du Québec, dit-il en exhibant l'affiche du spectacle. Quand je l'ai vu, mes jambes sont devenues molles. Il m'a dit qu'il avait entendu parler de moi et m'a invité à aller le voir après le spectacle. Ce fut une rencontre marquante. J'ai su que l'imitation serait mon métier.»

Jean-Guy Moreau a continué de prodiguer de précieux conseils à Pierre Verville tout au long de sa carrière, lui conseillant notamment de faire plus de place à son imitation de Luc Plamondon. Il est demeuré un bon ami jusqu'à la fin.

«S'il était des nôtres aujourd'hui, il dirait sûrement : salut, c'est bien le fun, merci beaucoup, à la prochaine», conclut M. Verville, en imitant son bon ami.

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