Les Serres Saint-Élie courtisées par les autres villes

La copropriétaire des Serres et pépinière Saint-Élie, Mélanie... (Archives, La Tribune)

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La copropriétaire des Serres et pépinière Saint-Élie, Mélanie Grégoire, souhaite construire son futur centre de production horticole à Sherbrooke, mais déplore le peu d'aide de la Ville.

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(SHERBROOKE) NAC Systems, qui déménagera ses activités à Cookshire d'ici la fin de l'année, pourrait être imitée par d'autres entreprises sherbrookoises qui évaluent leurs options à l'extérieur de la capitale des Cantons-de-l'Est. Après des démêlés avec la Ville de Sherbrooke liés à la facturation des travaux sur le boulevard Industriel, les Serres et pépinière Saint-Élie déplorent à nouveau le peu d'aide reçu de la municipalité pour la construction d'un centre de production horticole.

La copropriétaire du commerce situé en bordure du boulevard Industriel, Mélanie Grégoire, avoue qu'elle souhaite construire la nouvelle structure sur ses terrains à Sherbrooke, mais des discussions ont été amorcées avec Windsor, Coaticook... et Cookshire. Cette dernière municipalité a d'ailleurs été la première à la contacter. «Sherbrooke semble regarder si j'ai encore le droit de construire des serres sur mon terrain, selon le zonage. Il est zoné industriel et les avis que nous avons sont contradictoires. Et Sherbrooke Innopole ne nous donne pas beaucoup d'aide.»

Concrètement, pour un projet tout sherbrookois, un investissement de 800000 $ permettrait de construire un complexe de 20000 pieds carrés. «Si nous devons acheter à l'extérieur, tant qu'à changer de place, nous produirons plus pour rentabiliser notre investissement plus rapidement.» Il s'agirait alors d'un bâtiment de 30000 pieds carrés.

La nouvelle serre permettrait la production de jardinières et de plants de légumes entre autres. Les poinsettias d'Aube-Lumière y seraient aussi produits. «Les serres que nous avons sont désuètes. Mes tables seraient en métal et je fonctionnerais en lutte intégrée. Autrement dit, j'utiliserais des insectes et des biopesticides. Il s'agirait d'un des complexes les plus avancés en technologie au Québec. On parle entre autres de récupérateurs d'eau d'arrosage.»

Projet repoussé

Au départ, Mélanie Grégoire visait à amorcer la construction cet automne. Le projet est toutefois repoussé d'un an. «Je suis en train d'analyser les possibilités et les coûts reliés. Je n'aurai pas fini avant août, parce que ma priorité, pour le printemps, sera d'être dans mon magasin avec mes clients.»

Un complexe à l'extérieur de Sherbrooke signifierait le déplacement d'au moins trois emplois. «En faisant tout à Sherbrooke, je pourrais aussi donner plus d'heures à un plus grand nombre d'employés. Ce serait plus logique pour le transport et pour le chauffage. Ici, je chauffe au gaz naturel. En zone agricole, je devrais tomber sur du propane ou de la biomasse. Ce sont des coûts supplémentaires, mais il faut avoir une vision à long terme.»

La femme d'affaires précise qu'elle n'a pas l'intention de déménager son commerce. «Les locaux qui sont ici vont rester comme ça. Nous continuerons toujours de vendre nos produits ici. J'ai eu des occasions ailleurs dans le passé, mais je suis restée parce que j'aime ma ville. C'est ça qui me fâche quand je ne reçois pas d'aide.»

La différence entre Sherbrooke et les autres villes? «Les autres nous aident. Ils ne sont pas agressifs : ils nous parlent et ils cherchent des solutions. À Sherbrooke, c'est tellement ardu, alors que je cherche des solutions pour produire de la richesse dans ma ville. J'ai parlé avec un conseiller municipal, j'ai parlé avec le bureau d'arrondissement et j'ai appelé à Sherbrooke Innopole. Dans les autres villes, on ne parle même pas de crédits de taxes. On parle de faciliter l'entrepreneuriat. Ils m'accompagnent et je sens qu'il y a un partenariat. À Sherbrooke, j'ai l'impression de me battre, et ça n'a rien à voir avec l'histoire du boulevard Industriel. Je ne sens pas qu'on est là pour m'aider.»

Il n'a pas été possible d'obtenir des précisions de Sherbrooke Innopole jeudi.

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