La Maison Oxygène sauvée... pour l'instant

La Maison Oxygène peut reprendre son souffle. Après... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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La Maison Oxygène peut reprendre son souffle. Après un mois de mars éreintant où elle a lancé une collecte de fonds d'urgence, elle peut dire mission accomplie, pour l'instant.

Spectre Média, Jessica Garneau

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Ismael Toulouse
La Tribune

(SHERBROOKE) La Maison Oxygène peut reprendre son souffle. Après un mois de mars éreintant où elle a lancé une collecte de fonds d'urgence, elle peut dire mission accomplie, pour l'instant.

« Quand le facteur est passé ce matin, on a dépassé notre objectif. On a reçu un don anonyme de 7000 $ par la poste. On n'y croyait pas, on a appelé le donateur pour vérifier s'il ne s'était pas trompé, mais il nous a confirmé que c'était bien ça. On a récolté un peu plus de 27 000 $, on est extrêmement heureux. C'est un immense soulagement, surtout pour les familles. On se tapait dans les mains aujourd'hui », raconte la directrice générale, Sarah Gaudet.

L'argent amassé permet à la Maison Oxygène de s'acheter un peu de temps, en attendant les réponses de ses démarches auprès du gouvernement.

« La balle est dans le camp du gouvernement. Je crois que le message ne pourrait pas être plus clair. En moins de deux semaines, la population a répondu à notre cri d'alarme. On veut dire au gouvernement : « Regardez, c'est vraiment nécessaire, on a le support de la population, faites quelque chose. » Les dons proviennent de Monsieur et Madame Tout-le-Monde, parfois de vraiment gros montants, des 1000 $, des 3000 $ », ajoute Sarah Gaudet.

Une aide à actualiser

Depuis sa naissance, la Maison Oxygène, qui offre de l'hébergement psychosocial aux pères en difficultés et à leurs enfants, n'a vécu que de dons de la population et d'entreprises, un total qui se chiffre à 700 000 $ à ce jour. Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral a accordé une subvention de 89,9 M$ pour les maisons d'hébergement pour femmes au Canada.

« L'hébergement pour femmes c'est absolument essentiel, mais il faut actualiser l'aide qu'on apporte pour l'adapter à la nouvelle réalité. Les pères veulent être plus présents, les statistiques montrent qu'ils obtiennent de plus en plus la garde totale des enfants. Sans se faire compétition, il faut actualiser le mode de répartition des subventions », indique Mme Gaudet.

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