Gaspillage alimentaire: la Ville appuie un crédit d'impôt

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Les élus municipaux sherbrookois ont donné leur appui unanime lors du dernier conseil municipal pour « demander à la Fédération canadienne des municipalités de presser le gouvernement fédéral de mettre en oeuvre des incitatifs fiscaux pour encourager les producteurs et les détaillants de denrées alimentaires à donner des aliments comestibles invendus, et de considérer cette résolution à la prochaine assemblée générale annuelle de la FCM ».

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(SHERBROOKE) Un crédit d'impôt pour les entreprises qui donnent les aliments comestibles invendus à des organismes communautaires? C'est une proposition du Conseil national Zéro déchet qu'appuie la Ville de Sherbrooke, à la suite d'autres grandes villes comme Calgary, Toronto, Ottawa, Halifax et Edmonton.

Les élus municipaux sherbrookois ont donné leur appui unanime lors du dernier conseil municipal pour « demander à la Fédération canadienne des municipalités (FCM) de presser le gouvernement fédéral de mettre en oeuvre des incitatifs fiscaux pour encourager les producteurs et les détaillants de denrées alimentaires à donner des aliments comestibles invendus, et de considérer cette résolution à la prochaine assemblée générale annuelle de la FCM ».

« Ce sont 40 % des aliments qui sont gaspillés. La Ville de Sherbrooke, via le comité de l'environnement, appuie cette démarche-là parce que ça s'inscrit dans notre Plan de gestion des matières résiduelles qui vise à réduire l'enfouissement d'ici 2020 », a souligné la présidente du comité de l'environnement Christine Ouellet.

Selon les données du Conseil national Zéro déchet, des pertes de 31 milliards de dollars sont attribuables au gaspillage alimentaire au Canada, soit 2 % du produit intérieur brut. La moitié des pertes surviendraient le long de la chaîne d'approvisionnement, entre les exploitations agricoles et les magasins d'alimentation.

À l'échelle de la municipalité, cette mesure permettrait à la Ville d'atteindre l'exigence du gouvernement provincial de bannir l'enfouissement des matières résiduelles organiques et elle répond au Plan d'action pour contrer les gaz à effet de serre.

Le conseiller Jean-François Rouleau a tenu à souligner les efforts de certaines entreprises qui limitent déjà la quantité de leurs déchets organiques en nommant notamment le Delta et les chaînes IGA et Provigo. « Oui vous avez raison dans vos propos, mais on aurait dû dire qu'il faut cibler ceux qui n'atteignent pas les objectifs. Mes préoccupations, c'est que le comité aurait dû aller un peu plus loin. »

Christine Ouellet a rétorqué que les crédits d'impôt encourageraient ceux qui font des efforts à continuer et ceux qui ne font rien à s'engager davantage. « Je pense que ça va dans le sens de ce que vous dites. »

Annie Godbout a rappelé pour sa part l'initiative de la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke, qui inaugurera en juin un frigo communautaire sur la rue Wellington Sud.

Nicole Bergeron a voulu savoir si l'Union des municipalités du Québec pouvait aussi faire pression sur le gouvernement canadien. « Il faut que ce soit embrassé par beaucoup plus large. C'est une très belle initiative. On se demande même pourquoi on n'y a pas pensé avant. »

Le maire Bernard Sévigny a précisé que le principal véhicule pour parler au gouvernement canadien était la FCM.

Hélène Dauphinais a quant à elle rappelé que « dorénavant avec le centre de tri de Valoris, il y a une grande partie des matières compostables qui ne se retrouvera pas à l'enfouissement ».

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