Contrat avec Riyad: de la «conviction responsable», justifie Dion

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le maintien du contrat de blindés entre le Canada et l'Arabie saoudite découle de la doctrine de la «conviction responsable» que le ministre des Affaires étrangères dit avoir l'intention de suivre.

Dans une allocution prononcée mardi à l'Université d'Ottawa, Stéphane Dion a de nouveau défendu la décision du gouvernement d'honorer cette entente, qui a été critiquée par de nombreuses organisations.

Il a réitéré que l'annulation du contrat d'une valeur de 15 milliards $ pourrait entraîner des «amendes salées» pour le Canada et plaidé qu'il importait peu, pour Riyad, «que l'équipement vienne d'une usine de Lima, en Ohio, ou de Stirling Heights, au Michigan, plutôt que d'une usine de London, en Ontario».

Le ministre Dion a dit qu'il évaluait actuellement avec ses fonctionnaires si les véhicules blindés qui sont exportés vers l'Arabie saoudite «seront utilisées dans le respect des lois internationales, des droits de la personne et de nos intérêts nationaux».

Il a également soutenu, dans le même discours, que le rétablissement des liens diplomatiques avec l'Iran et le réchauffement de la relation avec la Russie suivait le même principe de «conviction responsable» qui était au centre de son allocution.

«@Le Canada doit cesser d'être pour ainsi dire seul à pratiquer la politique de la chaise vide face à la Russie, car ce faisant, il se pénalise lui-même», a insisté M. Dion dans ce discours d'ouverture de la conférence «Le Canada sur la scène internationale».

Le diplomate en chef du Canada a reproché aux conservateurs de Stephen Harper d'avoir coupé les ponts avec ces nations pendant sa décennie passée au pouvoir à Ottawa, ce qui n'a selon lui eu «aucune conséquence positive».

Stéphane Dion a plaidé que le gouvernement de Justin Trudeau n'éprouvait «pas plus de plaisir (...) à côtoyer des régimes autoritaires» que le précédent gouvernement, mais que «le monde est imparfait», et que «pour l'améliorer il faut s'y engager les yeux ouverts, et non pas s'en retirer».

Il a par ailleurs confirmé que sous les libéraux, le Bureau de la liberté de religion fondé par les conservateurs ne demeurerait pas en place.

«Nous croyons que les droits de la personne sont mieux défendus lorsqu'ils sont considérés comme étant «universels, indissociables, interdépendants et intimement liés', selon la formulation de la Déclaration de Vienne», a-t-il soutenu, promettant de défendre «bec et ongles» cette liberté.

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