Les Vieux amis se sucrent le bec

Plus de 120 personnes, vieux amis et bénévoles... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

Agrandir

Plus de 120 personnes, vieux amis et bénévoles compris, festoyaient chez Erabilis dimanche à l'occasion du traditionnel dîner de Pâques des Petits frères des pauvres de l'Estrie.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les Petits Frères des pauvres soulignent leurs 30 ans en 2016 et les vieux amis de l'organisme avaient le coeur à la fête dimanche, eux qui ont été conviés à la cabane à sucre pour fêter Pâques.

« On est contents de venir se sucrer le bec, d'autant plus que j'ai la dent sucrée et que le médecin m'a dit que c'était correct! » se réjouissait Isabelle Prince.

Pour la dame de 91 ans (et demi), la plus récente sortie n'était qu'une raison de plus pour vanter l'organisme auquel elle s'est jointe il y a près de quatre ans pour contrer son isolement.

« J'aime beaucoup les Petits Frères; c'est une belle association pour nous aider et nous sortir de chez nous, les personnes seules. On rencontre beaucoup de monde, on se fait des amis et on fait de belles sorties. »

Au total, plus de 120 personnes festoyaient chez Erabilis, ce qui a rapidement effacé le doute qu'entretenait la directrice générale des Petits Frères en Estrie, Diane Breton, à l'idée de déménager le traditionnel repas de son endroit habituel.

« Cette année on avait une envie de changement et au lieu d'aller dans un hôtel ou ailleurs pour fêter Pâques, on a décidé d'amener toute la famille à la cabane à sucre. On ne savait pas si on faisait un bon coup, mais la réponse, on l'a aujourd'hui. Tout le monde est vraiment heureux et plusieurs se demandaient surtout s'ils pourraient manger des oreilles de crisse! »

« C'est une occasion en or pour eux. On sort de notre zone de confort, on est dans la bouette, on n'a pas de vestiaire, mais on est très contents », ajoute Mme Breton avec un large sourire.

Les Vieux Amis qui ne peuvent se déplacer n'ont pas été oubliés. La veille de Pâques et les jours précédents, des bénévoles, les bras chargés de cadeaux et de fleurs ont visité près de 130 aînés confinés à leur logis.

Chaque année, d'autres aînés isolés viennent grossir les rangs de l'organisme qui compte plus de 250 membres aujourd'hui.

« On augmente toujours, mais ce n'est pas parce qu'il y a plus d'aînés seuls et oubliés de tout le monde à Sherbrooke, mais parce qu'on a un bon filet social avec des gens qui nous les réfèrent. On est là pour ça. On a plus de gens, plus de bénévoles, plus de donateurs et on en a toujours besoin de plus, parce qu'il y a plein de bénévoles jumelés au quotidien avec les aînés et qui leur sont fidèles jusqu'au dernier jour. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer