Participation modeste à la marche du Pardon

Ils étaient près de 125 à se partager... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Ils étaient près de 125 à se partager le fardeau de la croix lors de leur pèlerinage reliant le Carrefour chrétien de l'Estrie (ancienne église Notre-Dame-de-l'Assomption) et le Sanctuaire de Beauvoir.

Spectre Média, Maxime Picard

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Ismael Toulouse
La Tribune

Témoignage d'une foi en déclin peut-être, la 86e édition de la marche du Pardon du diocèse de Sherbrooke reliant le Carrefour chrétien de l'Estrie (ancienne église Notre-Dame-de-l'Assomption) et le Sanctuaire de Beauvoir n'a attiré que quelque 125 participants cette année.

« Il y avait plus de gens l'année dernière, ça diminue avec le temps. Il y a une vingtaine d'années, on pouvait rassembler plus de 1000 personnes. Je reviens de Tampa Bay où j'ai vu une église de 2500 places pleine à craquer, c'était impressionnant. Ici, c'est en baisse. Ça me désole, mais je le comprends un peu dans la mesure où, si je compare avec d'autres régions comme les États-Unis qui ont eu à se défendre pour leur religion, nous au Québec c'était facile. Tout le monde était catholique. Comme les gens n'ont pas eu à défendre leur religion, ils n'ont peut-être pas eu à apprécier leur foi », indique Père Michel Bouffard.

La météo peut sans doute porter une partie du blâme expliquant une participation plus timide. Les marcheurs devaient zigzaguer entre les flaques d'eau alors que la pluie ruisselait sur leur manteau. Malgré tout, on retrouvait au-devant du peloton la traditionnelle croix de bois, portée à relais sur les six kilomètres du parcours par les fidèles, dont Thérèse Duchesne, qui en était à sa deuxième participation.

« C'est vraiment une marche de solidarité pour tous les gens qui souffrent dans le monde, pour les gens qui doivent se déplacer pour éviter la souffrance parfois et c'est aussi une marche en union avec le Christ qui a marché pour nous sauver et qui a fait son chemin de croix avant de mourir », explique-t-elle.

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Constat général dans la file de marcheurs : Pâques perd de sa valeur religieuse. Une mère de famille accompagnée de ses deux enfants raconte comment elle a peiné à obtenir une journée de congé en ce Vendredi saint.

« Il y a énormément de choses qui peuvent expliquer ce déclin, mais il y a un certain cycle. Autrefois, au Québec, beaucoup de missionnaires faisaient une action vers l'extérieur et aujourd'hui ce sont les gens de l'extérieur qui viennent vers nous. Nous avons la garantie que le Christ sera vainqueur alors quels que soient les déclins, l'Esprit est toujours à l'oeuvre », pointe Mme Duchesne.

La tradition de la marche du Pardon est observée dans plusieurs autres pays à travers le monde.

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