Rouleau et Gagnon ne s'entendent pas

À l'instar de son parcours, le projet d'instaurer... (Archives, La Tribune)

Agrandir

À l'instar de son parcours, le projet d'instaurer un centre national d'entrainement de patinage de descente extrême au mont Bellevue semble comporter quelques obstacles.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Ismael Toulouse
La Tribune

(SHERBROOKE) À l'instar de son parcours, le projet d'instaurer un centre national d'entrainement de patinage de descente extrême au mont Bellevue semble comporter quelques obstacles. Les intervenants sont optimistes, mais un conflit se dessine à l'Hôtel de Ville.

ean-François Rouleau, conseiller municipal du district de l'Université, s'oppose catégoriquement au projet qui accaparerait la piste 4 de façon permanente puisque des amoncellements de terre, pouvant également servir au vélo de montagne l'été, y serait érigé.

« Je ne vois pas comment on peut condamner une piste dans la montagne après avoir investi 1,2 million $ dans un nouveau télésiège. Le mont Bellevue appartient aux skieurs. Il faudrait installer la piste dans une extrémité de la montagne, sans toucher au domaine skiable. »

Selon lui, le centre d'entrainement ne s'inscrit pas dans la mission de la montagne qui, basée sur la rétroaction des utilisateurs, est plus axée pour la randonnée, le ski et le vélo de montagne.

C'est cette mission qui cause une discordance dans le conseil de ville puisque Nicole A. Gagnon, conseillère municipale, district de la Croix-Lumineuse, accueille le projet à bras ouverts.

« Notre mission est de revitaliser le mieux possible le mont Bellevue, car nous sommes choyés d'avoir un tel joyau au centre de la ville. Lorsqu'on a un projet aussi valorisant que cela et qui rejoint une bonne partie de nos citoyens, on achète. Chaque fois qu'on a présenté un projet pour revitaliser le mont Bellevue, il n'y a jamais eu de gens contre. Il faudrait que le projet soit catastrophique pour qu'on ne consente pas », dit Mme Gagnon.

Les deux conseillers voisins ne s'entendent même pas sur l'opinion des résidants concernant le projet. Mme Gagnon dit n'avoir reçu aucune opposition de la part des citoyens alors que c'est tout l'inverse pour M. Rouleau.

Optimiste malgré tout

En amont du raz-de-marée qui s'annonce, Christian Papillon, fondateur et directeur de Productions Circus, continue de faire avancer le projet.

« Le volet récréatif qu'on a fait avant la coupe où on a permis aux amateurs de s'initier au sport avec des entraineurs s'est très bien déroulé. Plus de 200 personnes ont participé. C'est clair que les gens sont intéressés par la pratique du sport. On voulait s'assurer que tous puissent y trouver du plaisir. »

M. Papillon peut compter sur l'appui de Destination Sherbrooke.

« De notre côté, la volonté est favorable. La mission de Destination Sherbrooke, c'est le tourisme. Si les athlètes viennent avec leur gang et qu'ils restent dans les hôtels de la région et qu'ils mangent dans nos restaurants, c'est parfait. Même chose pour les gens de l'extérieur qui voudraient essayer le sport. Il faut vraiment que ça profite à tous, aux athlètes et à la population », indique Valérie Laliberté, coordonnatrice aux communications pour Destination Sherbrooke.

Personne ne peut garantir la rentabilité du centre d'entrainement, mais s'il venait à être établi, il ferait de Sherbrooke une ville phare sur la scène de ce sport émergent.

« Ça ferait de Sherbrooke une ville pionnière dans le développement du sport parce que ce serait la première en Amérique du Nord à implanter une piste permanente. Les compétiteurs à l'international souhaitant peaufiner leur technique passeraient fort probablement par Sherbrooke », mentionne M. Papillon.

Ce dernier travaille encore sur les détails tels que la cohabitation entre l'utilisation récréative et l'utilisation d'ordre professionnel ainsi que l'intégration de cours de groupe et de courses amicales.

« On va revenir faire le bilan final du projet avec la Ville et Destination Sherbrooke et aussi de notre côté avec nos partenaires. On souhaite avoir une approbation cet été pour pouvoir mettre le tout en place pour la saison prochaine. Disons que je suis très optimiste. »

La Ville a l'intention de statuer sur le projet en vue de la saison 2016-2017.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer