«Faites-vous vacciner!»

Victime du zona, Louise Forestier parcourt le Québec... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Victime du zona, Louise Forestier parcourt le Québec afin d'inviter les gens de 50 ans et plus à se faire vacciner.

Spectre Média, Jessica Garneau

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Louise Forestier fait partie de ces milliers de Québécois qui, au tournant de la soixantaine, ont développé le zona. Une « bibitte », comme elle le dit elle-même, qui est apparue de façon foudroyante, sans le moindre avertissement.

Aujourd'hui âgée de 73 ans, la chanteuse et comédienne a accepté d'être la porte-parole d'une campagne qui incite les gens âgés de 50 ans et plus à se faire vacciner. Elle souhaite que son expérience personnelle amène une prise de conscience face à l'importance de recevoir le vaccin.

« Tous ceux et celles qui, plus jeunes, ont eu l'herpès ou la varicelle sont porteurs du virus du zona, précise-t-elle. Certains le développent, d'autres pas. Moi, mon rôle, c'est de dire aux gens : Écoutez, on a à peu près le même âge. On a travaillé fort. On a eu des périodes de stress dans nos vies. Faites-vous vacciner! »

Dans son cas, la maladie s'est présentée il y a sept ans, dans une période de sa vie où le travail occupait tout son temps. S'il peut survenir à tout âge, deux fois sur trois, le zona apparaît après 60 ans.

« Je travaillais sept jours par semaine. Je faisais à la fois de la radio avec Franco Nuovo, j'avais un spectacle et je tournais dans la télésérie Le Négociateur. C'était une période très active. Je pense qu'entre 60 et 70 ans, j'ai travaillé autant qu'entre 24 et 40 ans », dit-elle.

Puis, un matin, la crise s'est déclenchée, sans crier gare. « Ça m'a foudroyée. Je pensais que je faisais une crise de coeur. Je suis devenue très faible. Tellement faible que j'ai cru que j'allais m'évanouir. »

Comme pour plusieurs personnes, la douleur s'est développée au niveau de la cage thoracique. « J'ai appelé une de mes copines et elle m'a dit : ''Ça ressemble à du zona. Mon père en a déjà fait. Attends-moi j'arrive.'' Lorsqu'elle est arrivée à la maison, elle m'a tout de suite dit : ''Vite, on s'en va à l'hôpital.'' »

Rendue à l'hôpital, les antiviraux ont fait leur effet, puis ce fut la convalescence. « Je suis restée couchée pendant dix jours, sans aucune activité. Le repos est très important. Tu ne peux pas te dire : ''Je vais aller travailler, sinon je vais perdre ma job...'' Tu te reposes, sinon c'est ta santé que tu vas perdre.

Aujourd'hui, Louise Forestier dit ne plus ressentir de séquelles du zona. Grâce surtout au fait qu'elle a pu se faire soigner à temps.

En l'absence de traitement, le zona peut en effet laisser des traces insidieuses. Les plus connues sont des sensations de brûlure sous la zone infectée.

Il peut aussi se manifester au niveau de la tête (joues, bouche, nez, oreilles, front, yeux, cuir chevelu), du dos, des fesses, d'un membre (bras ou jambe) ou encore des parties génitales. La seule constante : le zona ne touche qu'une seule région et qu'un seul côté du corps.

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