Le projet du Groupe Laroche ne fait pas consensus à Brompton

Véronique Morissette a déploré qu'on veuille détruire une... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Véronique Morissette a déploré qu'on veuille détruire une forêt à Brompton et a craint que l'arrivée d'un Tim Hortons attire les élèves de l'école secondaire de Brompton.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Le projet porté par le Groupe Laroche de construire quelques commerces et une centaine de résidences à l'entrée de Brompton alimente le débat au sein de la communauté de l'arrondissement. Ils étaient plus d'une soixantaine, mardi, à participer à une consultation publique sur le sujet sans qu'il soit possible de tirer des conclusions claires. À tout le moins, une vague d'opposants s'est fait entendre.

Ladite consultation portait sur une portion du projet, soit celle de permettre un changement de zonage sur une bande de terrain de 75 mètres de profondeur en bordure de la rue Laval, en face de la rue des PME. Y sont projetés un restaurant Tim Hortons, un dépanneur, un lave-auto, et deux autres bâtiments commerciaux. Le secteur résidentiel projeté à l'arrière des commerces, sur les terrains des frères du Sacré-Coeur, n'était pas l'objet de la consultation, puisqu'une modification au schéma d'aménagement doit être approuvée au ministère des Affaires municipales avant de procéder.

Cette nuance a semé la confusion, le promoteur Éric Laroche ayant admis que les deux projets étaient liés : les citoyens établis dans le développement résidentiel contribueront à faire vivre les nouveaux commerces. « La raison pour laquelle la station-service qui se trouve sur ces terrains est fermée, c'est parce que le potentiel commercial n'est pas assez bon. Pour la survie des investisseurs des nouveaux commerces, il faut du résidentiel», a commenté M. Laroche.

Et c'est là que le bât blesse pour plusieurs citoyens qui souhaitent protéger la forêt tout en encourageant l'arrivée des commerces. « Pourquoi, si les commerces ne sont pas viables sans les maisons, vous persistez avec votre projet? Parce que nous nous battrons jusqu'au bout pour qu'il n'y ait pas de maisons », a fait valoir Doris Éthier. Selon elle, tous les résidants de la rue Ponton partagent son avis.

« Il est difficile de faire la différence entre les deux projets parce qu'on nous a présenté un dépliant dans lequel on comprend que c'est un seul et même projet », a déploré Cathy Lopez.

Même si on ramenait à l'ordre les citoyens qui se prononçaient sur le projet résidentiel, Véronique Morissette a insisté sur leur caractère indissociable. « Il y a de l'ail des bois et une érablière. Est-ce qu'on sait s'il y a des espèces protégées? Les enfants font du géocaching dans cette forêt. C'est inconcevable de la démolir.  »

Mme Morissette s'est du même coup inquiétée de savoir que les élèves de l'école secondaire de Bromptonville pourraient être attirés par le nouveau Tim Hortons.

D'autres ont plaidé qu'il y a déjà beaucoup de locaux vides à Brompton, que les emplois créés ne seraient pas bien rémunérés ou que les consommateurs ne seraient pas davantage attirés au coeur de Brompton avec ce projet.

À l'opposé, des citoyens ont fait valoir qu'ils en avaient assez de devoir s'éloigner pour laver leur voiture, pour déjeuner au restaurant ou pour prendre un café en soirée. Sans ce projet, Brompton deviendra un dortoir, ont dit les autres.

Pendant que le promoteur Éric Laroche faisait valoir que son projet créerait entre 200 et 250 emplois directs, le franchisé Tim Hortons Denis Bourque a assuré qu'il ne s'imposerait pas à Brompton si la communauté ne voulait pas de son restaurant.

La conseillère Nicole Bergeron est heureuse de l'intérêt démontré par les citoyens. « Je comprends votre déception ne pas pouvoir statuer sur l'ensemble du projet. La suite des choses vous appartient. Par respect pour les frères du Sacré-Coeur, qui ont pris une décision concernant leurs terrains, je vous demande de continuer de réfléchir et d'aller à leur rencontre. C'est un petit coin de paradis, mais c'est aussi une propriété privée. »

Les citoyens concernés ont jusqu'au 7 avril pour demander la tenue d'un registre.

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