Tristesse et colère pour un couple belge de Magog

«Je me sentais triste, mais aussi en colère.... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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«Je me sentais triste, mais aussi en colère. Tu te demandes pourquoi des choses comme ça arrivent», a réagi le chocolatier Alain Vanden Eynden, mardi, en prenant connaissance de l'ampleur des attentats commis à Bruxelles.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(MAGOG) Bien qu'ils habitent tous les deux au Québec depuis plus de 30 ans, les Belges d'origine Danielle Lalous et Alain Vanden Eynden ont ressenti de vives émotions lorsqu'ils ont appris que des attentats avaient fait des dizaines de victimes à Bruxelles mardi.

«Ça m'a donné des émotions, reconnaît le copropriétaire de l'entreprise Chocolats Vanden Eynden, située à Magog. Je me sentais triste, mais aussi en colère. Tu te demandes pourquoi des choses comme ça arrivent.»

Pour s'assurer que ses parents proches se portaient bien, le chocolatier a contacté sa filleule, Sandrine Vanden Eynden, en Belgique. «Elle m'a dit que tout le monde dans la famille, les enfants et les petits-enfants, était en sécurité. Ça nous a rassurés», confie-t-il.

Si les siens étaient tous sains et saufs, ils étaient néanmoins sous le choc. «Ma filleule avait peur pour l'avenir de ses enfants. Les attentats se multiplient et ça l'inquiète», mentionne M. Vanden Eynden.

Danielle Lalous a pour sa part reçu un appel de sa mère, qui réside toujours en Belgique. «Elle pleurait au bout du fil, indique-t-elle. Vu son âge, elle a connu la Deuxième Guerre mondiale. Et les événements de mardi rappelaient justement la guerre.»

Mme Lalous ajoute que plusieurs Belges étaient habités par un sentiment d'impuissance mardi après les attentats. «Que peut-on faire dans le fond? Je ne le sais pas. C'est carrément impossible de se prémunir contre de tels événements», lance-t-elle.

Malgré que le combat paraisse difficile à gagner, celle-ci est convaincue qu'il ne faut pas se laisser abattre. «La vie doit continuer normalement, sinon les terroristes auront gagné.»

La «haine»

Quand Alain Vanden Eynden et sa conjointe ont quitté la Belgique, les attentats terroristes ne se succédaient pas à un tel rythme en Europe. Mais le couple avait déjà constaté que des problèmes d'intégration existaient.

«Au moment de notre départ, on avait la crainte qu'une haine se développe à l'égard du peuple belge. Je pense que le problème qui existe actuellement couvait depuis longtemps», déclare le chocolatier.

M. Vanden Eynden croit que l'époque du colonialisme a pu laisser des traces et créer un fossé entre une petite partie des magrébins vivant en Belgique et le reste de la population belge. Il note également que la Belgique est sans doute une cible de choix pour les terroristes, puisqu'on trouve le parlement européen et le siège de l'OTAN dans le pays.

Mais, selon le chocolatier, il est probablement inutile de chercher trop profondément les causes de tels gestes. «L'objectif des groupes terroristes, c'est surtout d'amener un déséquilibre au plan économique et d'instaurer la peur.»

À son avis, le risque que des attentats d'une telle ampleur se produisent au Québec est plus faible. «La situation est différente ici. Mais il va tout de même falloir être prudent et faire attention dans les années à venir. Nous ne sommes pas complètement à l'abri de ça au Québec.»

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