La conscience environnementale demeure, assure Christine Ouellet

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(SHERBROOKE) La présidente du Comité de l'environnement à la Ville de Sherbrooke, Christine Ouellet, assure que la disparition de la division Environnement ne fera pas disparaître pour autant la conscience environnementale de ceux qui y travaillent.

« Il restait cinq personnes à la division de l'environnement. La question, c'était de savoir si c'était justifié de garder une division pour cinq personnes, explique la conseillère du district de Beckett. Ça nous permet de faire 450 000 $ d'économie et les gens qui y étaient sont toujours là, ils sont seulement réaffectés à l'urbanisme et vont être en amont des projets. Quand on parle de développement des rues, par exemple, les décisions vont se prendre de concert avec ces gens-là. »

Mme Ouellet soutient également que la Ville peut compter sur « une conscience environnementale tellement présente » chez ses citoyens et qu'elle devra toujours se plier aux exigences du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

« S'il y a de quoi, les gens vont nous le dire et il y a beaucoup de règlements au ministère de l'Environnement qui interfèrent avec la gestion de la municipalité, en lien avec la qualité de l'eau et les milieux humides par exemple. On ne peut pas avoir d'écarts. »

Une erreur

Questionnée à savoir si le conseil ne risquait pas alors de devoir agir en réaction plutôt qu'en prévention advenant une problématique écologique, Christine Ouellet dit faire confiance à ses collègues ainsi qu'aux citoyens et que s'il est constaté que la structure en place ne répond pas aux besoins de la population, qu'il sera alors possible de la modifier.

« Personne n'est parfait et l'erreur est humaine. Advenant qu'il arrive quoi que ce soit, le comité de l'environnement, c'est à ça que ça sert ainsi que les groupes environnementaux ou les gens qui s'expriment sur Facebook. Dans le verbal, ou l'écrit, effectivement, ça peut sembler inquiétant, mais dans les faits, ça ne m'inquiète pas. Il faut voir comment les décisions vont satisfaire les besoins des citoyens. Il ne faut pas le voir comme une structure statique complètement fermée. C'est évolutif. Si dans les prochains mois ou les prochaines années ça ne fonctionne pas, il y aura sûrement moyen de changer les choses. »

Étonnamment, la question d'intégrer la division Environnement au Service de la planification urbaine et du développement durable et l'impact d'une telle décision auprès des citoyens n'ont jamais fait l'objet de discussions au comité que Christine Ouellet préside. Sans doute une erreur, admet la conseillère.

« Des fois, en tant qu'élue, on entérine les décisions, parce qu'on est tous d'accord avec l'optimisation et les calculs qui sont faits. Ç'a été une décision très administrative, à tort ou à raison. Ça aurait pu passer par le Comité de l'environnement, ne serait-ce que pour avoir un poids supplémentaire. Les gens qui travaillent à l'intérieur des services le font en collaboration, mais de l'extérieur, c'est vrai qu'il y avait peut-être un début de feu à calmer. »

Elle promet toutefois de « demeurer à l'affut » pour assurer le suivi de la situation environnementale de Sherbrooke.

« C'est à l'usage qu'on va voir l'effet de ça (la restructuration). Je vais demeurer à l'affut de ces modifications là tant et aussi longtemps que je serai présidente du Comité. Je le vois de façon constructive dans un souci de gestion économique saine. Si ça s'avère une mauvaise décision, il va falloir apporter des changements. L'argent a une valeur, mais l'environnement également et au final, il ne faut pas faire des économies de bout de chandelle. »

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