Timide appel contre l'austérité

Une quarantaine de personnes ont manifesté devant l'hôtel... (Photo Spectre Média, Julien Chamberland)

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Une quarantaine de personnes ont manifesté devant l'hôtel de ville de Sherbrooke dimanche après-midi pour protester contre la gouvernance du Parti libéral du Québec. Le mouvement «Tous unis contre le gouvernement Couillard» se tenait simultanément dans plusieurs villes de la province.

Photo Spectre Média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) S'ils sont plusieurs à se plaindre des effets du régime minceur imposé par le Parti libéral du Québec, ils n'ont pas été nombreux à le démontrer lors de la manifestation tenue dimanche après-midi en face de l'hôtel de ville de Sherbrooke par le mouvement « Tous unis contre le gouvernement Couillard ».

Une quinzaine de personnes s'étaient d'abord jointes aux mobilisations organisées simultanément dans différentes villes du Québec pour protester contre la gouvernance avant que le groupe des Insoumis, un groupe indépendantiste, ne vienne grossir les rangs d'une vingtaine de sympathisants.

« Ce qui est important, c'est que ce mouvement-là est parti de deux personnes qui en ont eu marre de voir les gens souffrir autour d'eux. On trouve qu'il n'y pas d'écoute du gouvernement Couillard et qu'il ne fait pas ce qu'on lui a demandé. Le but, c'est de créer des vagues dans les régions pour que les gens s'unissent et en venir à créer un ras-de-marée devant le parlement du Québec le 7 avril », mentionne l'organisatrice régionale du mouvement, Marithé Gaulin.

« Le mouvement débute, il est embryonnaire; on cherche à allumer la flamme, à réunir les Québécois, qu'ils arrêtent de se diviser, parce que ça donne de la force au gouvernement. »

À l'initiative de deux jeunes Montréalais, le mouvement « Tous unis contre le gouvernement Couillard » s'est amorcé il y a deux semaines avant de rapidement prendre de l'ampleur sur les réseaux sociaux. Dans ses revendications, le mouvement demande notamment « un changement radical dans la gouvernance actuelle », « que soit destitué le présent gouvernement pour une période minimale de huit ans », « que soit retiré de la vie politique tout politicien étant visé, enquêté ou accusé par l'UPAC (NDLR : l'Unité permanente anticorruption) » et « que soit retiré définitivement de la vie politique tout politicien reconnu coupable de corruption. »

« En tant qu'Insoumis, on milite principalement pour la protection de la langue française et de la culture québécoise, mais avec toutes les allégations de corruption qui pèsent sur le gouvernement libéral, tout le monde devrait être contre le gouvernement Couillard », a quant à lui mentionné le membre fondateur des Insoumis en Estrie, Sylvain Meunier.

Vers une grève générale provinciale?

Outre la grande mobilisation prévue le 7 avril, Mme Gaulin mentionne que le mouvement étudie la possibilité d'encourager la totalité des Québécoises et Québécois à tenir une journée de grève le 20 avril.

« Le 20 avril, on va demander une grève générale à travers le Québec. Tout le monde est concerné. C'est certain que c'est beaucoup demandé, mais si les gens veulent vraiment dire que c'est assez, il faut que quelque chose de gros arrive. »

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