Richmond changée en zone de guerre

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Les Fusiliers de Sherbrooke et une vingtaine de soldats de la Compagnie A du Régiment de la Chaudière, en Beauce, se sont entraînés à mener des combats en zone urbaine, samedi, à Richmond.

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(SHERBROOKE) Richmond est devenue le théâtre d'une scène de guerre au cours des trois derniers jours lorsque 70 soldats, dont 50 des Fusiliers de Sherbrooke, y sont débarqués pour s'entraîner à mener les combats du 21e siècle.

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Loin de se terrer dans un champ samedi, les forces armées étaient plutôt à l'intérieur du pavillon 1 de l'École le Tremplin, où l'espace restreint recelait des centaines de cachettes pour autant d'ennemis potentiels, mais également des civils. D'où l'importance de bien s'y préparer.

« C'est le point culminant de l'entraînement préparatoire en zone urbaine. Ce qu'on appelle le nettoyage de bâtiment pour s'assurer que les pièces sont dégagées dans toutes les bâtisses. Ça implique différentes manoeuvres et différentes techniques qui sont différentes du combat en campagne », soulignait le major André Morin, commandant de la Compagnie A du régiment des Fusiliers de Sherbrooke.

Parce que le combat armé s'est transformé énormément au fil des ans et les militaires font face à des ennemis qui ne luttent plus obligatoirement sous la bannière officielle d'un pays.

«Il faut répéter les exercices. Plus qu'on les pratique, plus que ça devient instinctif et ça diminue ainsi le stress.»


« Aujourd'hui, les guerres de tranchées sont beaucoup moins probables que lors de la Première Guerre mondiale, ou encore lors de la Deuxième. Les combats, on le voit avec ce qui s'est passé en Afghanistan entre autres, se passent dans les agglomérations urbaines, et les ennemis se retrouvent dans les bâtiments comme des écoles ou autres. »

« Avec des balles de peinture propulsées par de la poudre, on ne veut pas se faire atteindre deux fois et avec le stress que ça implique, ça permet de voir si on est capables de réagir correctement aux situations. Il faut répéter les exercices. Plus qu'on les pratique, plus que ça devient instinctif et ça diminue ainsi le stress », expliquaient tour à tour le caporal Olivier Vincent et le soldat Martin Bergeron, des Fusiliers.

« Code d'éthique »

En quelque sorte, l'objectif de l'entraînement n'est pas étranger aux séances d'informations que les Fusillers de Sherbrooke, le 35e régiment des transmissions, la 52e ambulance de Campagne et les Hussars de Sherbrooke donnent au manège militaire situé en face de l'Hôtel Times, sur la rue Belvédère, à 19 h 30, chaque mardi. Il importe de briser certains mythes véhiculés par le cinéma hollywoodien, soutient le major Morin.

« On a un code d'éthique et on essaie toujours de faire le moins de dégâts possible, d'utiliser la force minimale pour atteindre nos objectifs. C'est important de faire la distinction des cibles, d'utiliser seulement la force nécessaire, de maîtriser une personne considérée hostile sans la blesser, ou du moins le moins possible. Ça fait partie des procédures d'engagement lors de l'entraînement. »

« Le combat en zone urbaine nécessite de porter une attention plus grande à toutes les dimensions. Il faut vraiment être conscient de l'environnement. On voit beaucoup de choses dans les films, dont la façon dont les gens interagissent ou les procédures d'entrée. Pour les films c'est bien, mais souvent les concepts ne fonctionnent pas. C'est une contreculture qu'on doit briser par l'entraînement pour que les gars s'habituent à faire les vraies procédures. Par exemple, le stéréotype du soldat dos à la porte, son arme pointée ver le sol et qui va tourner en levant l'arme, ce sont des choses où tu perds des fractions de seconde qui peuvent être critiques. Si l'autre est prêt avant toi... t'as perdu. »

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