Un père déplore la perte du service de garde pour son fils

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Des parents dont le fils de cinq ans éprouve des troubles de comportement se retrouvent sans service de garde.

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(SHERBROOKE) Des parents dont le fils de cinq ans éprouve des troubles de comportement se retrouvent sans service de garde. Le père de l'élève déplore «se retrouver entre deux chaises» alors que son garçon fréquente pourtant une école qui accueille des élèves ayant des troubles de comportement. Tout en précisant que des propositions ont été mises en place pour accommoder les parents, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) argue qu'elle n'a aucune obligation d'offrir le service de garde aux enfants.

Le garçon a commencé l'école cette année : il a des comportements agressifs, mais comme il commence son parcours scolaire, aucun diagnostic n'a encore été posé.

Il éprouve des problèmes avec les transitions, décrit son père. Par exemple, si le groupe d'élèves sort dehors et revient en classe, son fils peut piquer une crise, illustre-t-il.

Son fils a commencé à démontrer des signes d'agressivité à l'âge de deux ans, alors qu'il fréquentait la garderie.

Bien avant que leur fils n'entame son parcours scolaire, les parents ont mené différentes démarches pour obtenir du soutien, notamment en psychoéducation.

L'enfant était d'abord inscrit à une école de la CSRS. Or celui-ci n'était pas en mesure de s'y adapter et on ne pouvait lui offrir le support nécessaire, selon le père de l'élève, dont on tait l'identité pour ne pas identifier l'enfant.

Il raconte que sa conjointe et lui ont sorti leur garçon de l'école pendant un certain temps en raison des problèmes vécus et des nombreux coups de fil de l'école. Le garçon a été déplacé vers une autre école en début d'année scolaire.

L'établissement où il a été déplacé accueille notamment des élèves ayant des troubles de comportement.

Avant qu'on annonce aux parents qu'ils n'auraient plus droit au service de garde, leur fils y avait accès partiellement.

«On est dans une école adaptée, mais on n'a pas de ressource au service de garde. Ce n'est pas normal d'avoir un point de service qui n'est en mesure de desservir la clientèle (ciblée)!» déplore le père de famille, qui souligne que la décision a des impacts financiers sur la famille. Les parents ont «sorti» leur fils du service de garde avant qu'il n'y ait plus accès le 24 mars.

Directrice du service des communications à la CSRS, Diane Blais assure que beaucoup de travail a été fait avant d'en arriver à une telle décision, qui n'est toutefois pas définitive. Une psychoéducatrice avait notamment fait des aménagements dans son horaire pour accompagner l'enfant au service de garde.

«Il y a eu beaucoup de rencontres, d'interventions, de gens qui ont travaillé avec l'enfant. C'était très difficile», assure-t-elle en précisant que l'enfant avait des comportements violents physiquement et verbalement et que le «contexte a dégénéré».

«Ce retrait n'est pas définitif», note toutefois Mme Blais en soulignant que la situation pourrait changer si le comportement de l'enfant s'améliore.

«Beaucoup de choses ont été essayées», observe-t-elle.

Elle ajoute que les services de garde adaptés nécessitent un ratio beaucoup plus restreint qu'un service de garde régulier. Les écoles n'ont toutefois aucune obligation, que ce soit pour un service de garde régulier ou adapté.

Le père précise qu'il n'en a pas contre le travail de l'école, mais contre la perte du service de garde.

Il compte déposer une plainte au protecteur de l'élève.

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