Traverser le Canada à pied pour les jeunes Inuits

Lorraine Loranger amorcera sa longue marche à travers le... (Photo fournie)

Agrandir

Lorraine Loranger amorcera sa longue marche à travers le Canada le 17 avril prochain.

Photo fournie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(MAGOG) Les Inuits ont intéressé Lorraine Loranger dès sa tendre enfance. Des décennies ont passé avant qu'elle aille enfin habiter parmi eux et, quand elle en a eu l'opportunité, elle a constaté que plusieurs enfants inuits étaient forcés de vivre loin des leurs. Cela l'a amené à vouloir traverser le Canada à pied afin de leur venir en aide.

Résidant à Magog, Mme Loranger a oeuvré à titre d'enseignante, de sociologue et de travailleuse sociale au cours de sa vie. Elle possède deux baccalauréats ainsi qu'un diplôme de maîtrise. S'attaquer à de nouveaux défis ne semble aucunement l'effrayer.

La Magogoise a oeuvré durant environ une année et demie au Nunavik, où elle a pu côtoyer les membres de quatre communautés distinctes. À l'époque, elle travaillait pour la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

« J'ai été bouleversée par mon expérience chez les Inuits, confie Lorraine Loranger. Ils vivent dans de petites communautés, qui sont par surcroît très isolées dans bien des cas. Cela crée une situation particulière. »

Comme ailleurs au Québec, la DPJ protège les jeunes Inuits. Mme Loranger déplore cependant que les enfants du Nunavik, lorsqu'on les retire de leur famille, soient souvent envoyés loin de chez eux. « Ils se retrouvent par exemple à Montréal, Toronto ou même Vancouver », indique-t-elle.

Qui plus est, il n'est pas rare qu'on procède au retrait d'un enfant inuit. « Contrairement à ce qu'on observe chez nous, les Inuits disent rapidement la vérité quand on les questionne après un événement violent. Les parents sont nombreux à perdre leurs enfants. »

Une maison de répit

Pour éviter que des enfants soient arrachés à leurs parents et à leur communauté, Lorraine Loranger rêve de voir une série de « maisons de répit » apparaître au Nunavik.

« Je veux créer un trait d'union entre les familles et la DPJ, révèle cette sexagénaire à la retraite. J'aimerais que les enfants puissent avoir un lieu où se réfugier quand ça commence à aller mal à la maison. »

Dans un premier temps, Mme Loranger souhaite la création d'une maison de répit à Salluit, un village de 1400 habitants situé tout au nord du Québec. Elle s'est alliée à des femmes du milieu afin de concrétiser ce projet. « Je désire que ce lieu ressemble aux Inuits, qui ont une manière différente d'élever leurs enfants », note-t-elle.

Sa marche

La travailleuse sociale amorcera sa longue marche à travers le Canada le 17 avril prochain. Elle commencera à marcher à l'extrémité ouest du pays, puis se dirigera tranquillement vers le Québec et les Maritimes. Elle offrira des conférences tout au long de son périple.

« Je vais faire environ 25 kilomètres par jour. Je pense être dans le coin d'Ottawa au mois d'octobre. J'arrêterai ensuite pour l'hiver, question de conserver ma forme physique. »

Idéalement, elle aimerait amasser au-delà d'un million $. Elle précise toutefois que d'autres activités de financement seront organisées dans le futur pour atteindre cet objectif ambitieux.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer