Les relents de l'hiver fauchent une vie

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Une adolescente de 14 ans a perdu la vie dans une violente collision, vendredi matin, à Saint-Edmond-de-Grantham.

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Yanick Poisson
La Tribune

(SHERBROOKE) Océanne Pagé-Dufour ne s'est jamais rendue à l'école vendredi matin. L'adolescente de 14ans a perdu la vie en chemin, dans un accident de la route survenu sur la route 122 à la hauteur de Saint-Edmond-de-Grantham, près de Drummondville.

La victime prenait place sur le siège arrière, côté passager, d'un véhicule de marque Mazda conduite pas sa soeur aînée, Pénélope, 18 ans. Pour une raison qui pourrait être attribuable à l'inexpérience et à une chaussée particulièrement glissante, l'automobiliste a perdu le contrôle de la voiture et s'est retrouvée perpendiculaire à la voie de circulation. Un véhicule blanc qui s'amenait en sens inverse n'a rien pu faire pour éviter la collision, frappant la Mazda dans la portière arrière droite et l'envoyant directement dans le fossé.

Sous la violence de l'impact, le véhicule a été déformé considérablement. On a dû faire appel aux pompiers du Service de sécurité incendie de Saint-Germain-de-Grantham et à leurs pinces de désincarcération afin d'extirper la conductrice, la victime et leur soeur, Soleil, 15 ans, qui occupait le siège du passager à l'avant, de leur piège de métal. Les deux plus vieilles ont été conduites à l'hôpital Sainte-Croix de Drummondville afin de soigner des blessures, mais on ne craindrait pas pour leur vie.

La conductrice du deuxième véhicule a été victime d'un choc nerveux lorsqu'elle a appris que la collision avait provoqué le décès d'une adolescente.

Les enquêteurs en scène de collision de la Sûreté du Québec ont passé de longues heures sur la route 122 afin de faire la lumière sur les circonstances de l'accident. Selon des témoins, l'artère aurait été déneigée, mais on aurait omis d'épandre des abrasifs, ce qui l'aurait transformée en véritable patinoire. Leur intervention a nécessité que l'on détourne la circulation par les rues Béliveau et Notre-Dame-de-Lourdes.

Dépêché sur les lieux, le coroner Yvon Garneau a confirmé que les deux véhicules étaient munis de pneus d'hiver en bonne condition, mais qu'ils n'avaient pas suffi.

« On vient de perdre une étoile »

Le décès d'Océanne Pagé-Dufour a créé une véritable onde de choc dans la communauté de Saint-Guillaume, où elle résidait, ainsi qu'à l'école secondaire Jean-Raimbault.

Ses amis ont attendu longuement sa présence en cours, vendredi matin, mais ont finalement été accueillis par une chaise vide. Puisque le risque qu'une adolescente de 14 ans meure est plutôt faible, on a cru à un vilain rhume ou à un rendez-vous qu'elle ne pouvait déplacer. Encore en fin de journée, peu de ses compagnons de classe avaient été informés de la triste nouvelle. On s'attend à ce qu'ils comprennent la gravité de la situation lors du retour en classe de lundi.

«Il n'y a pas encore de réaction perceptible à l'école, la cause de son absence n'est pas encore connue. On s'attend à ce que le milieu se fragilise à compter de la semaine prochaine et on peut le comprendre. Nous allons poser les gestes qui doivent être posés en pareille situation», explique le directeur adjoint à la Commission scolaire des Chênes, Bernard Gauthier.

Par «gestes qui doivent être posés», on fait allusion aux spécialistes qui seront mis à la disposition de tout élève et personnel de l'établissement d'enseignement qui désire se confier ou aller chercher l'aide nécessaire pour passer à travers cette rude épreuve.

«Nos pensées vont à la famille de l'élève et à ses proches. Les mesures habituelles ont été mises en place afin d'accompagner les gens qui en éprouvent le besoin. Ils ont notamment accès à un psychologue», ajoute M. Gauthier.

Le personnel de Jean-Raimbault tenait en haute estime l'adolescente. Elle était décrite comme une élève modèle enthousiaste et ayant une belle éthique de travail.

«On vient de perdre une étoile, a dit le directeur de l'école, Yves Langlois. Elle avait une belle personnalité et se démarquait par son implication. Son départ est une grande tristesse pour tous».

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