Arrestation de Normandeau : Jean Charest ne veut pas commenter

Nathalie Normandeau... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Nathalie Normandeau

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) L'ancien député de Sherbrooke Jean Charest n'a pas voulu commenter la nouvelle de l'arrestation de son ex-vice-première Nathalie Normandeau par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) jeudi matin.

Robert Lafrenière... (Photo La Presse) - image 1.0

Agrandir

Robert Lafrenière

Photo La Presse

L'ancien premier ministre est présentement à l'extérieur du pays. Il ne fera «aucun commentaire», a indiqué à la Presse Canadienne l'un de ses collaborateurs au bureau d'avocats McCarthy Tétrault, Grégory Larroque.

Mme Normandeau et l'ancien ministre libéral Marc-Yvan Côté devront répondre à des accusations de corruption, fraude envers le gouvernement et abus de confiance.

Les deux ex-politiciens figurent parmi les personnes qui ont été arrêtées tôt jeudi matin dans le cadre d'un vaste coup de filet réalisé par des agents de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Ils «sont présumés impliqués dans des stratagèmes criminels reliant à la fois des activités frauduleuses de financement politique et l'obtention indue de subventions gouvernementales ou de contrats publics», a expliqué en conférence de presse le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière.

Les autres personnes arrêtées jeudi sont l'ex-chef de cabinet de Nathalie Normandeau, Bruno Lortie, l'ancienne vice-présidente de Roche, France Michaud, l'ex-président et chef de la direction chez Roche, Mario Martel, l'ex-maire de Gaspé, François Roussy, et l'ex-attaché politique au bureau de comté de Charlevoix de l'ex-première ministre Pauline Marois, Ernest Murray.

Ils ont été emmenés pour interrogatoire dans des postes situés dans les régions de Québec, Montréal et Charlevoix. Leur arrestation constitue le dénouement de deux longues enquêtes criminelles, Joug et Lierre, et elle concerne des gestes qui auraient été posés entre 2000 et 2012, a précisé l'inspecteur André Boulanger, responsable de la Direction des enquêtes sur la corruption de l'UPAC.

Commission Charbonneau

En juin 2014, Nathalie Normandeau avait comparu devant la Commission sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction présidée par la juge France Charbonneau.

L'ancienne ministre avait alors jeté le blâme pour les situations litigieuses relevées devant la commission sur les firmes de génie et sur son ex-directeur de cabinet.

Après son départ de la vie politique, Mme Normandeau avait décroché un contrat d'animatrice à la station FM93, de Québec. Elle a été suspendue sans solde dans la foulée des événements de jeudi.

La carrière politique de Mme Normandeau a débuté en 1995 lorsqu'elle a été élue à la mairie de la municipalité de Maria, en Gaspésie. Elle a été élue députée du Parti libéral du Québec dans Bonaventure en 1998 et a été réélue en 2003, en 2007 et en 2008.

Pendant sa carrière, elle a notamment été ministre des Affaires municipales, ministre des Ressources naturelles et ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer