Budget : la rectrice espère un retour du balancier

Après un lancement à Montréal, l'UdeS a donné... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Après un lancement à Montréal, l'UdeS a donné le coup d'envoi local de la première campagne provinciale de sensibilisation aux violences à caractère sexuel « Sans oui, c'est non ». « Seulement 10 % des victimes arrivent à dénoncer les violences sexuelles dont elles ont souffert. Huit victimes sur 10 connaissent leur agresseur », a souligné la rectrice de l'UdeS, Luce Samoisette à cette occasion.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) L'augmentation des subventions pour indexer les salaires des employés d'universités fera l'objet de discussions, vendredi, alors que les recteurs rencontreront la nouvelle ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David. Québec a annoncé aux recteurs que ces subventions ne seraient augmentées que de 3 % d'ici 2019, alors que les recteurs réclament 9,5 %.

La rectrice rencontrera la nouvelle ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, en compagnie des autres recteurs vendredi.

« C'est sûr qu'on va en parler. Est-ce qu'on va avoir une réponse ferme? Je ne sais pas », a commenté la rectrice de l'UdeS, Luce Samoisette, en marge d'un point de presse mercredi.

« C'est une rencontre qu'on a chaque fois qu'il y a un changement de ministre... Je vous rappelle que c'est mon huitième ministre en sept ans. C'est une rencontre pour parler des grands dossiers. Tous les sujets vont être sur la table. »

Alors que des dirigeants d'université ont fait les manchettes pour leurs conditions de travail, la question de la rémunération des hauts dirigeants sera à l'ordre du jour. « La ministre a demandé de l'information dans chacune des universités, on envoie cette information-là, et on va répondre à ses questions. Pour l'instant, ce que j'ai constaté, c'est qu'il n'y avait rien de particulier pour l'UdeS. »

À la veille du dépôt du budget provincial, la rectrice souligne qu'elle espère « de l'argent supplémentaire » pour le réseau universitaire.

« Je pense que je n'appelle pas ça un réinvestissement : c'est juste d'au moins nous ramener à ce qu'on avait en 2011-2012. On a aussi des besoins en infrastructures. Il y a le budget du gouvernement fédéral aussi... Ce sera intéressant de voir comment tout ça va s'articuler... » a commenté Mme Samoisette en marge d'un point de presse, mercredi.

Chargé de cours au département de sciences économiques de l'UdeS, François Delorme dit vouloir tempérer les attentes.

« Le réinvestissement ne sera pas à la hauteur des attentes et des besoins », estime-t-il en rappelant que le Québec sort « d'une période de rigueur budgétaire » et que « la croissance économique est anémique ».

« On aurait préféré que le gouvernement ait un objectif (de retour à l'équilibre budgétaire) sur deux, trois, quatre ans. » « On ne peut être contre la vertu. Il n'y a rien qui dit qu'il fallait atteindre le chiffre zéro aussi rapidement... » déplore-t-il.

François Delorme voit une incohérence dans la façon de faire du gouvernement libéral. « Ça prend deux secondes couper un filet, le filet social. C'est facile de couper, mais toute l'infrastructure, le noyau qu'il faut recréer, ça va prendre des années. »

« La croissance économique d'une société est basée sur l'éducation. Quand on coupe, il y a des répercussions sur plusieurs années... »

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