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Salle intermédiaire: Véronique Hivon invite Luc Fortin à marquer le pas

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De passage à Sherbrooke mardi, la porte-parole de l'opposition en matière de Culture et de Justice, Véronique Hivon, considère que le député de Sherbrooke, Luc Fortin, nouvellement titulaire du ministère de la Culture, devrait mener le dossier pour qu'une salle de spectacle intermédiaire voit enfin le jour.

Spectre Média, Frédéric Côté

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) La porte-parole de l'opposition en matière de Culture, Véronique Hivon, estime que Luc Fortin devrait « marquer le pas et faire tout ce qui est nécessaire » pour que le projet de construction d'une salle de spectacle intermédiaire à Sherbrooke aille finalement de l'avant.

« C'est un projet auquel je crois beaucoup puisque le théâtre et la danse jeunesse n'ont pas de lieu propre de diffusion à Sherbrooke et ça leur nuit. On l'a vu dans des statistiques, l'Estrie est la région où il y a le plus faible taux d'assistance en matière de théâtre et de danse enfant-jeunesse au Québec. Comment on donne le goût aux jeunes de s'intéresser à la culture? En favorisant la construction d'un tel lieu de diffusion », affirme Véronique Hivon, de passage à Sherbrooke mardi.

La porte-parole du Parti québécois en matière de Culture et de Justice a profité de son arrêt à Sherbrooke pour rencontrer les gens de Côté Scène, à l'origine du projet. Mme Hivon estime que Luc Fortin devrait profiter de son nouveau titre de ministre de la Culture pour que la nouvelle salle - demandée par le milieu culturel depuis 1985 - voit enfin le jour.

« Je sais que le maire de Sherbrooke est très actif dans ce dossier et qu'il y croit beaucoup, mais c'est maintenant au tour du député de Sherbrooke, justement ministre de la Culture, de dire que c'est un projet important pour la communauté et de faire tout ce qui est nécessaire pour que ça se réalise. Il a un magnifique projet entre les mains et nous devons sentir qu'il est derrière », poursuit-elle.

Rappelons que la Ville a récemment adopté une résolution demandant au ministère de la Culture et des Communications (MCC) de reconduire, pour une période de deux ans, l'entente de principe visant l'implantation d'un lieu de diffusion spécialisé en théâtre et en danse pour le jeune public au centre-ville. La Ville de Sherbrooke réaffirmait ainsi son intention de payer 40 % des coûts de construction de l'édifice au coût estimé d'environ 8 M$. Elle assumera ensuite les dépenses annuelles d'éclairage, de chauffage et de climatisation du bâtiment (montant estimé à 38 000 $ en 2010). Les compagnies artistiques assumeront 10 pour cent des coûts de construction du lieu et les responsabilités et les dépenses de la gestion artistique et administrative de celui-ci.

« Les besoins du milieu sont déjà bien établis, les enveloppes également. La communauté a déjà amassé un demi-million $, ce qui montre qu'il y a beaucoup de gens qui y croient.

« Je crois que la construction de cette salle est un enjeu plus grand que Sherbrooke puisque ça deviendra un lieu de diffusion à l'intérieur du réseau de diffusion national. Si on veut une vitalité identitaire et culturelle au Québec, il faut miser sur la culture. Et à 0,5 % du budget global de l'État, il n'y a certainement pas d'abus », croit Mme Hivon.

Une rencontre à la Maison Aube-Lumière

Véronique Hivon a rencontré la direction de la Maison Aube-Lumière mardi, première maison de soins palliatifs au Canada a accepté d'appliquer l'ensemble de la loi sur les soins de fin de vie.

La porte-parole du Parti québécois en matière de Culture et de Justice a piloté le projet de loi ayant mené à l'adoption de la Loi 52. « Comme responsable du dossier sur les soins de fin de vie, je tenais à rencontrer les gens d'Aube-Lumière. Je voulais comprendre ce qui les avaient amenés à prendre cette position-là, comment c'était reçu sur le terrain et comment l'application de la loi se passait », explique la députée de Joliette.

Un des constats tirés de cette rencontre est que la population a besoin d'être plus amplement informée par rapport à cette loi.

« J'interpelle constamment le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, pour qu'il s'assure que les gens soient bien outillés par rapport aux soins de fin de vie et que ça ne relève pas uniquement des gens du milieu de la santé. L'ensemble de la population doit bien comprendre la réalité de cette loi », plaide Mme Hivon qui croit que l'aide à mourir est en train de s'implanter graduellement, malgré les réticences de certains groupes et de plusieurs médecins.

« Les médecins qui acceptent de le faire, c'est leur manière de dire que le patient est au centre de tout. C'est un grand défi, mais je crois que l'aide à mourir réussit à s'implanter graduellement », conclut-elle.

À Sherbrooke toute la journée de mardi, Mme Hivon a également rencontré des étudiants de l'Université de Sherbrooke pour discuter de souveraineté et le Barreau de Saint-François.

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