La CSS n'a pas déposé de demande pour avoir une école

Malgré la volonté d'Orford d'avoir une école sur son territoire, la Commission... (Archives, La Tribune)

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(Sherbrooke) Malgré la volonté d'Orford d'avoir une école sur son territoire, la Commission scolaire des Sommets (CSS) n'a pas déposé de demande au ministère de l'Éducation. Une telle demande n'a pas été déposée parce qu'elle ne correspond pas aux critères de Québec, explique-t-on du côté de la CSS.

Le maire d'Orford, Jean-Pierre Adam, plaide pour qu'une école voie le jour dans les limites de la petite municipalité.

À l'heure actuelle, quelque 300 élèves du réseau public résidant à Orford sont éparpillés dans des écoles situées dans d'autres municipalités.

La majorité des élèves d'Orford du réseau public, soit plus de 200, se retrouvent sur le territoire de la CSS. M. Adam estime qu'Orford se retrouve dans une drôle de situation, puisqu'elle ne compte aucune école sur son territoire. La situation peut aussi compliquer la vie des parents, notamment pour des raisons de transport.

Or, les commissions scolaires qui veulent demander la construction d'une école doivent déposer une demande qui répond à des critères établis par le ministère de l'Éducation, dont la non-disponibilité de places dans un rayon de 20 km de même que « le dépassement récurrent d'un grand nombre d'élèves pendant plusieurs années ».

« La situation actuelle ne répond pas à ces critères (...) Il faut aussi prendre en considération le fait qu'Orford est à la jonction des territoires de la CSS et de la CSRS et que cette dernière vient tout juste d'inaugurer une nouvelle école à Saint-Élie-d'Orford », explique-t-on du côté de la CSS.

Jean-Pierre Adam indique qu'il est au courant que la CSS n'a pas déposé de demande. « C'est la première réponse qu'on a eue », souligne-t-il en ajoutant que les discussions se poursuivent. « On tente de mieux comprendre les contraintes (...) On espère qu'on en arrivera à la conclusion que c'est possible de présenter un projet », souligne-t-il.

Rappelons que parallèlement, un groupe de citoyens planche sur la création d'une école alternative dans le secteur de Magog-Orford.

Un groupe de parents de Valcourt caresse aussi un projet semblable : il souhaite que l'école primaire La Chanterelle compte un « volet alternatif ».

La Tribune faisait état, récemment, de l'engouement pour les écoles alternatives, tant au Québec qu'en Estrie. Uniquement en 2016, cinq projets doivent voir le jour dans la province : il s'agit d'écoles qui proposeront un volet alternatif, outre l'enseignement régulier. Il s'agit d'initiatives menées à Terrebonne et sur le territoire de la Commission scolaire de Montréal.

Par ailleurs, un chercheur de l'Université de Sherbrooke mène actuellement une étude sur « les pratiques évaluatives » dans les écoles alternatives. Les résultats doivent être dévoilés en mai prochain. Sur les 32 écoles primaires de la province, 10 ont accepté « d'agir comme école-échantillon », précise Pierre Chénier, responsable des communications au Réseau des écoles publiques alternatives du Québec (RÉPAQ). L'étude est financée en partie par l'UdeS et le RÉPAQ.

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