Pas d'inquiétudes à la cabane malgré la hausse du mercure

Des températures plus à la hausse pourraient écourter... (Spectre média, Julien Chamberland)

Agrandir

Des températures plus à la hausse pourraient écourter la saison des sucres 2016.

Spectre média, Julien Chamberland

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Ismael Toulouse
La Tribune

(Sherbrooke) La saison des sucres bat son plein en région. En amont de toutes les assiettes garnies et des boites de sirop, il y a le travail acharné des acériculteurs. À l'oeuvre depuis quelque temps déjà, ils doivent composer avec les aléas de la météo.

Selon Environnement Canada, le mercure ne devrait pas descendre sous zéro durant les nuits de la prochaine semaine, condition nécessaire à la production du sirop d'érable. Des températures plus à la hausse pourraient même écourter la saison des sucres 2016. Si les prévisions peuvent paraître inquiétantes, on se fait plutôt rassurant du côté des propriétaires d'érablières de la région.

« Ce n'est pas alarmant encore, ce n'est pas comme s'il faisait 15 degrés avec du gros soleil pendant le jour. Les températures se rafraichissent suffisamment pour éviter que les arbres bourgeonnent », indique Jean-François Laplante, propriétaire de la cabane à sucre Érabilis située à North Hatley.

Pour lui, la saison vient tout juste de débuter. Les premières coulées ont frayé leur chemin en début de semaine dernière.

Plus à l'ouest, à l'érablière Le Murmure du printemps, Pierre Cormier a commencé à récolter l'eau d'érable depuis le début du mois de février. Optimiste de nature, il reste confiant devant les pronostics des météorologues.

« Deux ou trois nuits sans geler ce n'est pas catastrophique, mais il faut un peu de froid ensuite. La météo des 14 prochains jours est très encourageante, le mercure va redescendre après le temps doux de cette semaine. Oui il y a eu beaucoup de soleil durant la fin de semaine, mais j'ai confiance que ça va bien couler », indique Pierre Cormier.

Et devant le gazon qui gagne du terrain sur la neige, il répond : « Le fait qu'il n'y ait plus de neige, ce n'est pas très grave. Cela fait une belle réserve de froid, ça aide à geler plus, mais on peut faire sans. Mon grand-père disait toujours la neige est bien loin des bourgeons. Si les bourgeons ont à sortir, ce n'est pas la neige 50 pieds plus bas qui va faire une différence », explique Pierre Cormier.

«Sucrerie froide»

Du côté de l'Érablière Mégantic, l'eau n'a pas encore commencé à mouiller les chaudières, mais ce n'est pas chose inhabituelle.

« Nous sommes ce qu'on appelle une sucrerie froide, ce qui veut dire que nous sommes situés plus au nord, on voit beaucoup moins le soleil. S'il ne fait que deux degrés et qu'il y a un petit facteur vent, ça ne coulera pas », indique Renée Lacombe, propriétaire.

Si le mercure à la hausse déplait à certains et plaît à d'autres, un même son de cloche résonne chez tous les producteurs.

« La saison est très hâtive et l'eau est très peu sucrée. Il y a un vieil adage qui dit que quand l'eau n'est pas sucrée, elle dure longtemps. C'est à voir. Pour l'instant le taux de sucre se situe à 1,8 % donc ça prend 48 gallons d'eau d'érable pour faire un gallon de sirop, c'est beaucoup », mentionne Pierre Cormier.  

« D'habitude, on parle de 25 gallons d'eau d'érable pour un gallon de sirop », indique Mme Lacombe.

Tous les producteurs sont sûrs qu'ils atteindront leurs objectifs pour la saison en cours et ils tiennent à ajouter que le sirop est particulièrement gouteux cette année.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer