Un nouvel élan pour VSC

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L'entreprise regroupant plus de 60 éleveurs de bovins sous la désignation « Viandes Sélectionnées des Cantons » vient de franchir une étape importante dans sa réorganisation à la suite de la faillite de Viandes Laroche.

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Yvan Provencher
La Tribune

(SAINT-RÉMI-DE-TINGWICK) L'entreprise regroupant plus de 60 éleveurs de bovins sous la désignation « Viandes Sélectionnées des Cantons » vient de franchir une étape importante dans sa réorganisation à la suite de la faillite de Viandes Laroche, une entreprise asbestrienne qui jusqu'à l'automne dernier était responsable de l'abattage, de la transformation et de la distribution des produits selon l'appellation contrôlée VSC.

Les fermes Sinotte inc., propriété de Jean-Pierre Sinotte et de sa fille Élisabeth, de Saint-Rémi-de-Tingwick, ont la charge de recevoir les veaux des nombreux producteurs, de procéder à l'engraissement, la croissance naturelle et lente des bêtes jusqu'à l'étape de l'abattage, élevage sans antibiotique et sans hormone de croissance. Le troupeau de cette entreprise agricole se situe en moyenne entre 1900 à 2000 têtes de bétail destiné à la production de ce boeuf de qualité avec traçabilité.

« Dans les faits, nous n'avons jamais cessé les activités de notre regroupement. Il nous fallait réorganiser notre réseau de distribution, reprendre la promotion de nos produits VSC, nous réapproprier ce marché désorganisé suite aux difficultés amenant au retrait de Viandes Laroche. La connaissance de tous les rouages de ce réseau, les liens avec les clients existants, l'organisation du transport des produits et la distribution étaient au coeur de nos préoccupations ces derniers mois. On ne s'est pas assis sur nos chaises, nous avons poursuivi notre travail avec acharnement », mentionne Jean-Pierre Sinotte.

L'abattage du boeuf relèvera dorénavant et principalement de l'entreprise Viandes Giroux d'East Angus dont le personnel possède déjà des compétences reconnues en la matière, ce personnel étant actuellement en formation pour s'adapter au modèle et exigences du concept VSC. C'est une excellente nouvelle pour cette entreprise et la communauté locale qui pourrait voir le nombre d'emplois disponibles s'accroître rapidement avec le développement en croissance de ce marché. « Nous ne voulions pas que n'importe qui fasse n'importe quoi en cette matière, nous voulions poursuivre dans le procédé de qualité développé par Viandes Laroche », signale M. Sinotte.

Le volet de la surtransformation, revente et distribution aux détaillants, commerces et restaurants, a été confié à l'entreprise Viandex de Québec, « un réseau sérieux et performant qui effectuera la distribution pour le Québec », souligne Jean-Pierre Sinotte. Viandex est un important distributeur de viandes et fruits de mer. L'expérimentation effectuée par VSC au cours des derniers mois a amené le regroupement des producteurs à officialiser ce mandat de distributeur avec Viandex.

Le regroupement Viandes Sélectionnées des Cantons a subi la perte d'une créance de 581 000$ à la suite de la faillite de Viandes Laroche, une perte qui a obligé sa restructuration.

Un marché en croissance et prometteur

Viandes Sélectionnées des Cantons représente un marché dont la croissance pourrait surprendre, et ce, à court et long terme, un marché dont les perspectives d'avenir demeurent très encourageantes. Plusieurs distributeurs adhèrent au concept VSC pour obtenir une viande de qualité.

Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la qualité des produits alimentaires qu'ils achètent. Ils préconisent une alimentation de qualité, quitte à diminuer la quantité, encouragent la production de proximité, veulent savoir d'où viennent les produits qu'ils consomment.

Or, la production bovine au Québec a pratiquement diminué de moitié avec le coût fortement en hausse de la viande de boeuf connu au cours de la dernière année. Cette situation n'inquiète pas outre mesure l'éleveur Jean-Pierre Sinotte.

« Il y a de la place pour la qualité, le boeuf élevé sans antibiotique, sans hormone de croissance, pour des viandes tendres. La demande est là et le marché du boeuf se développe pour le haut de gamme. Il faut tout de même respecter la capacité de payer des gens. Deux conditions sont essentielles au succès de notre croissance : la stabilisation des prix et l'évitement de l'exagération dans les prix de vente au détail ». Cette viande VSC se situe habituellement à 15 % au-dessus du marché traditionnel

Le regroupement se développe également aux États-Unis via une entreprise du Colorado ayant des tentacules en Ontario. L'Île-du-Prince-Édouard manifeste pareillement un intérêt certain pour ce boeuf de grande qualité, une province qui possède plusieurs abattoirs et offrant à VSC un territoire prometteur de développement.

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