Bisbille au Centre de foires

Au Centre de foires, on reconnaît que le... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Au Centre de foires, on reconnaît que le litige avec M. Bégin porte essentiellement sur le créneau exact visé par le promoteur.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) L'homme d'affaires et promoteur Marco Bégin est furieux contre le Centre de foires de Sherbrooke. Après avoir organisé 14 salons depuis 10 ans, voilà qu'il vient d'annuler ce qui devait être son 5e Salon des affaires à cause de ce qu'il appelle « l'incompétence des fonctionnaires » qui ne cessent de changer les règles du jeu.

M. Bégin s'insurge contre les réponses contradictoires qu'il reçoit de l'administration du Centre de foires lorsqu'il est question de définir le type de salon qu'il entend tenir dans l'enceinte de l'édifice du Plateau Saint-Joseph.

« Depuis décembre, après des dizaines d'échanges de courriels, d'appels et de rencontres, il n'y a toujours aucune entente de réglée et de signée avec le Centre de foires, déplore-t-il. Verbalement, ils ont une version et par écrit il y a une deuxième version. Et quand je demande reconfirmation par écrit, une troisième personne vient contredire les écrits de la deuxième personne. En 10 ans, je n'ai jamais annulé un Salon, ni même changé une date, poursuit-il. Je ne suis quand même pas un ti-clin dans le domaine. Depuis 10 ans, j'ai 14 salons à mon actif qui ont apporté 1650 exposants. Et là, à moins de 60 jours de mon 15e Salon, j'ai dû prendre la décision de l'annuler. Tout ça à cause de l'incompétence des fonctionnaires. »

Au Centre de foires, on reconnaît que le litige avec M. Bégin porte essentiellement sur le créneau exact visé par le promoteur. Dans les échanges de courriels auxquels La Tribune a eu accès, le Centre de foires reproche à M. Bégin d'entretenir une confusion sur l'appellation exacte de son Salon ainsi que sur le créneau visé.

Selon le directeur du Centre de foires et des opérations, Paul Beaudoin, le promoteur n'a jamais répondu clairement quant au créneau visé par son Salon.

« Lorsque nous avons demandé à M. Bégin de nous définir son créneau, il nous a répondu que c'était un Salon des affaires et des franchises sous le créneau lancement d'entreprise, réseautage et franchise. Comme il y avait confusion dans les appellations, nous lui avons demandé d'être plus précis. Nous lui avons demandé textuellement de préciser dans quelle catégorie il se situait : lancement d'entreprise, réseautage ou franchise. C'est important, car on a déjà un client dans le créneau de la franchise. »

Paul Beaudoin affirme que tous les promoteurs qui désirent réserver le Centre de foires doivent se soumettre au même processus, de façon à obtenir l'exclusivité du créneau pendant une période de 90 jours, avant et après le Salon. Cette façon de faire permet également au Centre de foires de maximiser son potentiel locatif tout au long de l'année, précise M. Beaudoin.

« Les créneaux, c'est un peu comme des moules. Ce qu'on veut, c'est que M. Bégin choisisse le moule dans lequel il veut être », illustre M. Beaudoin

M. Beaudoin affirme d'autre part que le Centre de foires n'en est pas à ses premiers accrochages avec M. Bégin.

Lors du Salon du cadeau, organisé par M. Bégin, certains exposants n'auraient pas respecté les règles liées au créneau. Certains exposants auraient mis en vente ou exposé des articles qui venaient en concurrence directe avec le Salon des métiers d'arts, malgré l'engagement pris par M. Bégin de respecter la notion de créneau.

Les exposants en question, se défend Marco Bégin, ont sorti leurs articles à son insu, après l'ouverture du Salon. « Je ne pouvais quand même pas jouer à la police », dit-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer