Les coûts des services de sûreté à l'aéroport trop chers?

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Tout indique que le modèle retenu pour couvrir les coûts des services de sûreté à l'aéroport de Sherbrooke pourrait s'avérer trop coûteux au gôut de la Ville.

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(SHERBROOKE) Les coûts pour les services de sûreté à l'aéroport de Sherbrooke pourraient être connus la semaine prochaine. C'est que le directeur de la Corporation de l'aéroport de Sherbrooke, Jean-François Ouellet, doit rencontrer une nouvelle fois les membres de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) autour de la mi-mars. Tout indique que le modèle retenu pourrait être trop coûteux au goût de la Ville.

«Nous discuterons des coûts de vive voix», explique M. Ouellet. Des chiffres auraient déjà été avancés dans le passé et ils se trouveraient dans la fourchette déjà évoquée, soit entre 500 000 $ et 2 M$. En entrevue en janvier, Jean-François Ouellet se montrait en confiance d'en arriver à un arrangement qui serait plus près des 500 000 $. La confiance semble s'être estompée, mais le directeur de la Corporation de l'aéroport préfère attendre de connaître la ventilation des frais avant de commenter.

«C'est vraiment sur les coûts qu'il nous reste à nous entendre, parce que les travaux sur les infrastructures avancent bien. Il devrait d'ailleurs y avoir une inspection la semaine prochaine en ce sens. Si les coûts sont trop élevés, les autres aéroports auront les mêmes difficultés que nous», explique-t-il.

«Ce n'est pas un modèle que nous préconisons, mais c'est quand même très intéressant.»


Par ailleurs, Jean-François Ouellet rapporte que l'aéroport de Sherbrooke ne préconise pas pour le moment le modèle des vols à volonté vers Toronto comme le souhaite l'aéroport de Bromont. Dans son édition de jeudi, La Voix de l'Est rapportait que les dirigeants de l'aéroport Roland-Désourdy s'affilient à Chrono Aviation, qui offre des passes pour des vols illimités entre Québec, Montréal et Toronto. Le service pourrait être lancé à Bromont dans les prochaines semaines.

Il s'agirait de développer un marché parallèle aux vols de passagers. Les dirigeants de certaines entreprises, qui se limitent dans leurs déplacements à cause du prix, pourraient payer un montant chaque mois pour des vols illimités. Le prix de départ serait de 1400 $ et varierait selon la liaison choisie. Les passagers peuvent arriver 15 minutes avant le vol. Selon l'article de La Voix de l'Est, le projet pourrait décoller si une quarantaine de clients étaient intéressés.

«Ce n'est pas un modèle que nous préconisons, mais c'est quand même très intéressant, rapporte M. Ouellet. Nous gardons le cap sur notre modèle d'affaires, sur lequel nous travaillons depuis longtemps. Nous avons déjà eu plusieurs discussions avec des compagnies aériennes. Mais nous ne sommes pas fermés à l'idée de "vols illimités" partant de Sherbrooke. Techniquement, ça peut se faire.»

La clientèle serait-elle suffisante pour rentabiliser un tel concept? «Sérieusement, je n'en ai aucune idée. Je me pose la question. Si on allait vers ça, il faudrait une certaine mobilisation de la communauté d'affaires. Il faudrait une séance d'information pour bien comprendre les enjeux. Mais pour l'instant, nous avons fait tellement de travail que nous voulons être prudents.»

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