Une équipe policier-travailleur social voit le jour

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Le Service de police de Sherbrooke recrute présentement à l'interne un policier qui sera affecté aux cas de santé mentale en compagnie d'un travailleur social du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

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(SHERBROOKE) Le Service de police de Sherbrooke recrute présentement à l'interne un policier qui sera affecté aux cas de santé mentale en compagnie d'un travailleur social du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

Le Service de police de Sherbrooke et le CIUSSS de l'Estrie-CHUS confirment qu'un tel projet pour répondre aux besoins en santé mentale est en analyse, mais ne veulent pas s'avancer davantage sur les détails de ce sujet.

Les tenants et aboutissants du projet devraient être annoncés en conférence de presse au cours des prochaines semaines.

Déjà le projet a été discuté à la table de concertation sur l'itinérance de Sherbrooke.

La Tribune a appris qu'une équipe policier-travailleur social serait affectée aux moments où les cas liés à la santé mentale surviennent le plus fréquemment. Les Ambulances de l'Estrie seraient aussi impliquées dans ce projet, mais ne peuvent pas non plus donner de détail sur l'application sur le terrain.

Dans son dernier rapport annuel, le Service de police de Sherbrooke avait noté une hausse notable des interventions reliées aux cas de santé mentale. Le temps consacré à ces interventions équivaut à environ sept heures par jour des tâches des policiers. Au moins 1353 événements reliés aux problématiques de santé mentale ont été répertoriés en 2014.

Lors du dépôt de ce rapport annuel, le directeur du SPS avait commenté les cas de santé mentale de plus en plus fréquents à Sherbrooke.

« C'est un phénomène que nous tentons de répertorier de mieux en mieux. Il y en a certainement plus que ceux que nous avons comptés. Un appel du genre peut mobiliser jusqu'à 20 policiers pour une personne en crise. Nous avons par exemple eu le signalement de près de 700 tentatives de suicide. Souvent, ces gens sont en déplacement et il faut tenter de les localiser. Les policiers sont bien outillés pour ce type d'événement. Nous sommes aussi en pourparlers pour avoir une aide pour les policiers. C'est un projet que nous voulons mettre en place en 2016 », avait mentionné le directeur du SPS Robert Pedneault devant les élus sherbrookois, ouvrant la porte au projet qui doit être annoncé sous peu.

Si un tel projet voit le jour, l'Association des policiers et policières de Sherbrooke (APPS) ne s'opposera pas à sa mise en place.

« Si le travail de nos policiers peut être optimisé avec un tel projet, nous n'allons pas nous y opposer. L'objectif demeure toujours d'améliorer l'efficacité des patrouilleurs », explique le président de l'APPS, Éric Beaudoin.

Un projet semblable est en cours depuis 2009 à Montréal.

Le site internet du service de police de la Ville de Montréal (SPVM) explique que l'Équipe mobile de référence et d'intervention en itinérance (EMRII) agit auprès des personnes en situation d'itinérance de Montréal ayant fait l'objet d'interventions policières répétées. Il s'agit d'un service de deuxième ligne qui regroupe six policiers et quatre intervenants du CIUSSS Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal. Ceux-ci travaillent de pair pour trouver des solutions aux problèmes récurrents et multiples de certains itinérants.

Des membres de cette équipe sont venus porter assistance en 2015 au Service de police de Sherbrooke pour un cas particulier. Cependant, aucune demande d'assistance pour la mise en place d'une équipe semblable n'a été faite au EMRII de Montréal.

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