La situation de la petite Élissa est critique

Le 6 mars, l'état de la petite Élissa... (Photo tirée de Facebook)

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Le 6 mars, l'état de la petite Élissa Grondin était plus stable. Elle a même pris la pose en faisant des « thumbs up ».

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) « On monte une marche, on en descend trois. »

Ces paroles sont celles de Patrick Grondin, père de la petite Élissa Grondin, en attente d'un nouveau coeur depuis maintenant 6 mois.

Malgré l'installation en février d'un coeur de Berlin dans le corps de la fillette de 4 ans, sa situation reste très précaire.

« On pensait qu'on monterait trois marches après l'opération, mais c'est l'inverse finalement », lance tristement le père, joint par La Tribune.

Née avec trois malformations au coeur, Élissa Grondin devait subir une troisième et dernière opération au début 2015 pour lui permettre de vivre normalement. Son état ne lui a cependant jamais permis de la recevoir et sa santé n'a cessé de régresser par la suite.

«Chaque minute passée avec le coeur de Berlin augmente le risque de séquelle.»


Hospitalisée à l'Hôpital Sainte-Justine depuis septembre, la fillette a subi des complications la veille de Noël qui l'obligeaient depuis à être branchée en permanence et à recevoir un apport en oxygène 24 heures sur 24. Son coeur ne fonctionnait plus qu'à 13 % de ses capacités et sa situation était critique, ce qui a obligé l'équipe médicale à lui installer un coeur mécanique.

« Chaque minute passée avec le coeur de Berlin augmente le risque de séquelle et il s'agit d'un corps étranger donc son corps tente de l'éliminer. Élissa doit maintenant porter un masque qui assure un apport d'air dans ses poumons... On espère toujours recevoir un vrai coeur puisque son état est critique et très instable », explique M. Grondin. 

Don d'organes

Dans les derniers mois, M. Grondin et sa conjointe Josée Scantland ont multiplié les occasions de sensibiliser les gens aux dons d'organes des enfants.

En plus de signer sa propre carte d'assurance-maladie ou de s'inscrire dans le Registre des consentements au don d'organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec, un parent devrait signer la carte de son enfant s'il consent à offrir ses organes advenant un triste événement.

« Les gens ne sont pas conscients que le don d'organes ça ne touche pas que les adultes. Dans le cas des enfants, les parents doivent signer leur carte, même si c'est dur à concevoir », admet le Sherbrookois qui affirme mener présentement une « bataille ».

« Notre bataille, c'est qu'on ne passe pas à côté d'un seul donneur. On ne devrait pas être contre le don d'organes puisqu'il s'agit peut-être de la seule petite parcelle de positif qu'une famille pourra retirer d'un événement tragique qui l'afflige. C'est la seule façon de redonner un peu de sens à la perte d'un être cher, qu'il soit un adulte ou un enfant. »

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