Jeux de la francophonie : Sévigny cherche encore à comprendre

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Environ une semaine après la présentation de la délégation de Sherbrooke devant le conseil d'orientation du Comité international des Jeux de la francophonie à Abidjan en Côte d'Ivoire, le maire Bernard Sévigny semblait encore sonné par la recommandation du conseil, qui favorise la candidature de Moncton-Dieppe au Nouveau-Brunswick au détriment de celle de Sherbrooke.

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(SHERBROOKE) Environ une semaine après la présentation de la délégation de Sherbrooke devant le conseil d'orientation du Comité international des Jeux de la francophonie à Abidjan en Côte d'Ivoire, le maire Bernard Sévigny semblait encore sonné par la recommandation du conseil, qui favorise la candidature de Moncton-Dieppe au Nouveau-Brunswick au détriment de celle de Sherbrooke. M. Sévigny se donne encore quelques jours pour comprendre ce qui s'est passé avant de décider s'il doit abandonner.

Rappelons que Sherbrooke souhaite organiser les Jeux de la francophonie de 2021. Après une visite de dignitaires dans les villes candidates l'automne dernier, les finalistes abattaient leurs dernières cartes à Abidjan la semaine dernière dans un discours d'environ une heure. Sherbrooke misait alors sur la présence des ministres de la Culture et des Communications, Luc Fortin, et des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, de même que de l'ancien premier ministre Jean Charest.

Si la recommandation du conseil d'orientation est défavorable à Sherbrooke, la décision finale doit être prise à Paris le 7 avril, alors que les 57 nations de la francophonie passeront au vote. Historiquement, elles ont toujours suivi la recommandation du conseil d'orientation.

« On décante encore. C'est une grande déception. Il y a des discussions à y avoir au cours des prochains jours à savoir ce qu'est la suite des choses. Théoriquement, le processus n'est pas terminé. Est-ce qu'il l'est en pratique? C'est ce qu'il faut voir. On prendra encore quelques jours pour faire la part des choses et comprendre ce qui s'est passé. Évidemment, on s'attendait à une recommandation positive. À partir du moment où ce n'est pas le cas, est-ce qu'on est pessimistes ou optimistes? On est plutôt pessimistes, oui, mais il s'agit de comprendre. Il y a des éléments qui nous échappent, mais il faut comprendre ce qui s'est passé avant toute chose », commente Bernard Sévigny.

La délégation sherbrookoise a-t-elle fait fausse route en ne misant pas suffisamment sur l'appui du gouvernement du Québec? La présentation était-elle « trop locale »? « Je ne pense pas. C'est très complexe. Malheureusement, je ne peux pas entrer dans les détails, parce qu'ils sont nombreux. C'est un peu ce qu'il faut voir. Qu'est-ce qu'on a fait, qu'est-ce qu'on aurait dû faire, qu'est-ce qu'on n'a pas fait? Tant et aussi longtemps que cette réflexion n'est pas faite, c'est un peu difficile de commenter sur la place publique. »

Le maire Sévigny n'entend d'ailleurs pas dévoiler pour le moment les indices qui expliqueraient la « défaite » de Sherbrooke. « J'en ai, mais vous comprendrez que je ne vous les livrerai pas ce soir. J'ai ma perception des choses. Je veux la confirmer avec d'autres acteurs et cet exercice n'est pas encore fait. »

Agacé, Bernard Sévigny l'est assurément. Mais il refuse d'en dire davantage. Serait-il question d'accrocs dans les procédures? « Non, non. Je comprends votre curiosité, mais je ne commenterai pas le processus tant et aussi longtemps que je n'en aurai pas discuté avec les personnes concernées. Sherbrooke était la candidature du Québec, alors je dois en parler avec les représentants du gouvernement du Québec. »

Enfin, le citoyen Pascal Cyr a laissé entendre pendant la période de questions que le différend entre les maires de Sherbrooke et Montpellier, en France, aurait pu avoir un impact négatif pour Sherbrooke dans le processus décisionnel.

« Tout ce que j'ai à dire, c'est que ça n'a aucun rapport », s'est contenté de répondre Bernard Sévigny.

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