La tempête du mont Orford a 10 ans

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Construire ou pas des condominiums au pied du mont Orford? Cette question était sur toutes les lèvres dans la région de Magog en 2005.

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(MAGOG) Construire ou pas des condominiums au pied du mont Orford? Cette question était sur toutes les lèvres dans la région de Magog en 2005. Désireux de trancher le débat une fois pour toutes, le gouvernement de Jean Charest avait annoncé, le 6 mars 2006, la vente au plus offrant des terres hébergeant la station Mont Orford. La tempête qui faisait rage depuis des mois, à l'époque, était alors devenue ouragan.

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 Robert Benoit

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 Marc Poulin

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L'annonce du retrait de la station Mont Orford du parc national du même nom a été effectuée par feu Claude Béchard, qui était ministre de l'Environnement, du Développement durable et des Parcs du Québec en 2006.

La décision du gouvernement pouvait sembler logique. Après tout, une station de ski a-t-elle réellement sa place dans un parc dont la fonction est la préservation de la nature? Les opposants se sont néanmoins rapidement dénichés de nouveaux alliés et, au bout de quelques années, ils ont remporté la bataille contre un gouvernement qui a parfois paru entêté dans ce dossier.

Avec sa conjointe Gisèle Lacasse-Benoit, l'ex-député d'Orford Robert Benoit s'est impliqué à fond au sein de la coalition SOS Parc Orford, qui s'opposait farouchement au retrait de terres du parc du Mont-Orford. Il se souvient fort bien de la lutte menée par la coalition et des difficultés affrontées par le groupe d'opposants au projet de Québec.

«On a trouvé ça dur, concède M. Benoit. On était fatigué à la fin. C'est bien beau de vouloir se tenir debout devant un gouvernement, mais ce n'est pas facile. Des gens ont fait des sorties contre nous qui n'étaient pas plaisantes parfois. Moi, j'étais devenu persona non grata au Parti libéral du Québec.»

Si ses compagnons d'armes et lui-même ont rencontré de multiples embûches pendant leur croisade, l'ancien député d'Orford n'en a pas été moins satisfait quand le gouvernement provincial a fait marche arrière.

La situation actuelle

Actuellement, la station Mont Orford est gérée par la Corporation ski et golf Mont-Orford, un organisme à but non lucratif contrôlé par des maires de la région de Magog. Cette formule ne semble pas déplaire à Robert Benoit, mais celui-ci avoue qu'il la pousserait plus loin.

«À mon avis, il faudrait que la station Mont Orford devienne une organisation paramunicipale - un peu comme un aréna par exemple - qui serait supportée par tout le milieu, incluant Sherbrooke», suggère-t-il.

Maire de Magog de 1998 à 2009, Marc Poulin était favorable à la réalisation d'un projet immobilier au pied du mont Orford lorsque Claude Béchard avait procédé à son annonce en mars 2006.

«Ce sont finalement les municipalités qui ont dû s'impliquer pour assurer la survie de la station, mais moi j'ai toujours dit que ce n'était pas aux villes de prendre en charge le centre de ski. Je pense que c'était au privé de relancer la montagne. Malheureusement, le privé n'en veut pas parce qu'il ne peut pas faire d'immobilier. Dans ce dossier, la solution miracle n'existe pas», affirme M. Poulin.

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