Sarah-Ève remporte son combat

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Jeudi, Sarah-Ève Fontaine publiait sur Facebook une photo d'elle, rayonnante, pour annoncer sa rémission.

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(WINDSOR) Fibrose kystique, transplantation pulmonaire, cancer des ganglions... En seulement 20 ans de vie, Sarah-Ève Fontaine a vécu son lot de malheurs. Heureusement, après trois mois de traitements de chimiothérapie, la jeune femme a enfin reçu une bonne nouvelle : son cancer est officiellement en rémission.

Jeudi, un grand rassemblement familial se tenait chez Sarah-Ève pour fêter son anniversaire et celui de sa jeune soeur. En préparant cette soirée, Annie Lussier, la mère de la jeune femme, était loin de se douter que ses proches et elle auraient une autre raison bien spéciale de célébrer.

« Sarah-Ève avait passé un scan la semaine dernière, et on a vu l'oncologue jeudi matin pour avoir les résultats », raconte Mme Lussier. Le jour du rendez-vous, à force de patienter, Sarah-Ève s'est endormie dans le bureau du médecin.

« Quand il nous a annoncé qu'elle était en rémission, mon conjoint et moi, on était vraiment émus. Sarah-Ève, elle, était à peine sortie des limbes, donc elle n'était pas trop réactive! » rigole sa mère.

Avec les autres examens que devait subir Sarah-Ève au cours de la journée et l'organisation de la fête-surprise du soir, la maman n'a pas eu beaucoup de temps pour prendre conscience de ce qui arrivait.

« C'est sûr qu'en tant que mère, j'ai l'impression d'avoir les épaules moins lourdes, dit-elle. Mais je pense que ça va être dans les prochains jours qu'on va vraiment réaliser ce qui se passe. »

«On était très confiants»

Lorsqu'on lui a annoncé qu'elle souffrait d'un cancer, à peine cinq mois après sa greffe de poumons, Sarah-Ève a évidemment eu de la difficulté à accepter la nouvelle. « Je trouvais que la vie s'acharnait, que ce n'était pas juste, confie-t-elle. Je perdais un peu espoir, dans le sens où je commençais à penser que la santé, ce n'était pas fait pour moi. »

Mais très vite, la nature combative de la jeune femme a repris le dessus. « J'ai toujours pensé qu'il fallait traverser les épreuves avec une attitude positive, même si ce n'est pas toujours évident, dit-elle. Je trouve que se plaindre, avoir une attitude négative, c'est malsain et ça ne peut qu'empêcher la guérison. »

En attente des résultats de sa radiographie, Sarah-Ève avait un bon pressentiment : depuis le début de ses traitements de chimiothérapie, elle se sentait de plus en plus énergique.

De leur côté, ses proches étaient tout aussi optimistes, se méfiant toutefois des faux espoirs. « Après la greffe, on se disait qu'on avait vécu le pire, et le cancer est arrivé. Alors on a appris à toujours se garder une petite retenue », confie Annie Lussier.

Réapprendre à vivre

Avec son cancer derrière elle et ses poumons neufs, Sarah-Ève doit apprivoiser son nouveau quotidien, elle qui n'a jamais eu le luxe de planifier ses activités. « J'ai toujours vécu au jour le jour, vu que ma santé se détériorait, explique-t-elle. Mais de plus en plus, je suis capable de visualiser des projets à court terme. »

La jeune battante travaille notamment sur l'expansion de sa propre entreprise de location de robes de soirée, Sur mon 36. Elle prend aussi davantage d'initiatives à la maison.

« Tranquillement pas vite, je reprends ma place d'aînée dans la famille, explique-t-elle. J'apprends à faire à manger, je fais la vaisselle... des trucs que je ne faisais pas avant parce que je n'étais pas capable, et que j'apprends un peu sur le tard! »

« On apprécie ce que la plupart des gens ont le privilège d'avoir, mais qui a été enlevé à Sarah-Ève avant qu'elle ne puisse l'expérimenter », conclut Mme Lussier.

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