«Ma montagne préférée»

Yadranka Veseunovic et Zoran Vukovic ont profité de... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Yadranka Veseunovic et Zoran Vukovic ont profité de la relâche scolaire pour aller skier à la station Mont Orford. On aperçoit le couple en compagnie de ses deux enfants, Milica et Djurica Vukovic

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) Malgré les difficultés rencontrées depuis le début des années 2000, la station Mont Orford a conservé son pouvoir de séduction. Il suffit de parler avec des skieurs qui en sont à une première visite pour s'en apercevoir.

Jean-Simon Bérubé et Charles-Olivier Gauthier habitent tous les deux dans la région de Rimouski. Là-bas, on retrouve actuellement plus d'un mètre de neige au sol. Tout un contraste avec la situation en Estrie. Mais cela n'a pas empêché les deux adolescents de s'éclater, jeudi, à la station Mont-Orford.

« C'est la première fois que je skie au Mont Orford, lance Jean-Simon Bérubé. C'est plaisant parce que cette station est pas mal grosse. En plus, les conditions sur les pistes sont belles. »

« Il y a plus de roches et de glace sur les pistes que dans notre région, affirme pour sa part Charles-Olivier Gauthier. Mais on a du plaisir. Ce que j'aime aussi ici, c'est la vue à partir d'en haut. Et puis on se sent dans le bois sans être très loin de la ville. »

Comme des dizaines de milliers d'autres jeunes Québécois, les deux adolescents profitent présentement d'une semaine de congé. Ils ont également prévu goûter à l'escalade et au surf durant la relâche scolaire. « Ça fait du bien de prendre une pause de l'école », confie Charles-Olivier Gauthier.

Présente à la station Mont Orford avec sa famille jeudi, Yadranka Veseunovic n'en était qu'à sa troisième visite sur place. « On apprécie cette montagne, a lancé cette Montréalaise. Il n'y a pas trop de monde et les remontées sont nombreuses. On aurait juste espéré que la température soit un peu moins froide. »

« Orford, c'est ma montagne préférée, a reconnu la fille de Mme Veseunovic, Milica Vukovic. Je trouve que la vue qu'on a d'en haut, avec la neige, le lac et les montagnes, est vraiment belle. »

Skiant régulièrement à la station Mont-Orford, le jeune Philippe Corbeil a pour sa part souligné que les épisodes de pluie des dernières semaines ont rendu les pistes plus dures. « J'aurais aimé qu'il tombe plus de neige. Ça aurait été mieux pour le ski », a-t-il admis.

Achalandage moyen

Les stations de ski de la région estrienne n'ont pas connu leur meilleure semaine de relâche jusqu'à présent, et ce, principalement en raison des conditions climatiques changeantes observées ces derniers jours.

« J'ai l'impression qu'on va finir la semaine avec des résultats dans la moyenne, indique le directeur général de la station Mont Orford, Luc Chapdelaine. Compte tenu du contexte, ça se peut très bien que les gens aient préféré aller vers des régions où il y a davantage de neige. »

À la station Owl's Head, le constat est similaire. « On nous a annoncé du vent, une tempête et il a plu. Tout ça ne nous a pas aidés. Heureusement, les clients qui viennent sont contents de nos conditions », note le directeur des ventes et du marketing de cette montagne, Luc Saint-Jacques.

Grand patron du mont Bellevue, Robert Blais remarque quant à lui que les prévisions météorologiques pour vendredi, samedi et dimanche sont encourageantes. « On espère un certain rattrapage », avoue-t-il.

Une des « saisons les plus difficiles »

Les stations de ski de la région des Cantons-de-l'Est traversent une de leurs « saisons les plus difficiles » depuis des années, selon le président-directeur général de l'Association des stations de ski du Québec (ASSQ), Yves Juneau.

« Dame Nature nous a offert des coquetels météo hors de l'ordinaire cet hiver, souligne M. Juneau. Les opérateurs de centres de ski ont dû faire des efforts particuliers. Les stations des Cantons-de-l'Est et de l'Outaouais ont été les plus touchées, tandis que celles situées au nord de Québec ont malgré tout reçu de bonnes quantités de neige. »

Bien sûr, les stations des Cantons-de-l'Est possèdent toutes des équipements pour fabriquer de la neige, ce qui leur permet de compenser lorsque les épisodes de pluie sont plus fréquents. Mais, quand il n'y a presque pas de neige au sol à Sherbrooke, Granby ou Montréal, les gens sont moins enclins à aller skier.

« La faible épaisseur du couvert de neige dans les villes, cet hiver, fait en sorte que les gens sont moins motivés », reconnaît sans difficulté Yves Juneau.

La relâche scolaire

Par ailleurs, M. Juneau révèle que les périodes de relâche scolaire du Québec, de l'Ontario et des États-Unis constituent un moment clé de la saison de ski en province. « C'est 25 pour cent de l'achalandage de l'hiver qui est obtenu pendant les semaines de relâche. »

À ce sujet, le président-directeur général de l'ASSQ note que de nombreuses familles souhaitaient sans doute « faire du rattrapage » durant la présente période de relâche scolaire.

« Plusieurs personnes attendent les meilleures conditions pour sortir en ski. Les dollars de loisir sont comptés quand l'économie est moins vigoureuse et cela oriente les choix des familles », explique Yves Juneau.

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