Investitures aux États-Unis : Les dés sont jetés... ou presque

Donald Trump et Hillary Clinton... (Associated Press)

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Donald Trump et Hillary Clinton

Associated Press

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(SHERBROOKE) Les dés sont jetés... ou presque pour les investitures démocrate et républicaine aux États-Unis.

Même si mathématiquement, Hillary Clinton et Donald Trump ne peuvent encore être déclarés grands vainqueurs dans les camps démocrate et républicain, la professeure de l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke, Karine Prémont, voit mal comment les autres candidats pourraient se faufiler devant eux.

À ses yeux, la côte est drôlement difficile à remonter notamment pour Marco Rubio, candidat à l'investiture républicaine, et Bernie Sanders, candidat à l'investiture démocrate et adversaire d'Hillary Clinton. Les autres candidats républicains sont Ted Cruz, John Kasich et Ben Carson (mais ce dernier pourrait abandonner la course).

« Il faut arrêter de rouler des yeux » lorsqu'on parle de Donald Trump : ce dernier semble bel et bien se diriger vers une victoire, estime la professeure, invitée à commenter les résultats des élections primaires du super mardi aux États-Unis, où douze États se prononçaient.

« Contrairement à tous les candidats républicains, Donald Trump est capable de remporter des États très différents les uns des autres », dit-elle en donnant en exemple le Massachusetts, progressiste, et l'Alabama, plus conservateur.

« La bonne vieille démagogie! »

Comment le milliardaire est-il parvenu à se frayer un chemin jusque-là?

« Avec la bonne vieille démagogie! Il réussit à faire appel aux émotions les plus primaires des individus. » Un sondage a montré que dans les États du sud, 43 % de la population se sent trahie par le gouvernement fédéral. Pas étonnant, dans un tel contexte, qu'on ait envie de se tourner vers un candidat qui dit être en action et qui n'a pas de lien avec le gouvernement, analyse-t-elle.

Elle estime que c'est pratiquement terminé pour Bernie Sanders, même s'il pourrait continuer notamment parce qu'on démontre beaucoup d'intérêt pour sa campagne. Pourquoi poursuivre s'il sait d'ores et déjà qu'il devra se ranger derrière l'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton?

« Je ne pense pas que Bernie Sanders s'est imaginé remporter la présidence (...) Son objectif initial, c'est de tirer le Parti démocrate vers la gauche... »

La prochaine grande étape du feuilleton électoral est prévue le 15 mars. « Il y a cinq gros États qui voteront et distribueront des centaines de délégués, et ils ne favoriseront pas les autres candidats (NDLR : autre que Donald Trump et Hillary Clinton) », indique Mme Prémont, qui est aussi chercheuse à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM. Il s'agit de la Floride, l'Illinois, la Caroline du Nord, le Missouri et l'Ohio.

Les vainqueurs de deux camps tenteront de succéder au président Barack Obama en vue de l'élection présidentielle de 2016.

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